L’éducation, pain du peuple et plaie du gouvernement

« C’est avec l’éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever  leur  chance d’entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n’avions pas prévu, mais les préparer d’avance à la tâche de renouveler un monde commun » (Hannah Arendt)

L’Education est-elle devenue la plaie des gouvernements ? Fille d’une République qui finit par la malmener sous ses subversions successives, elle semble aujourd’hui réduite à un enfant bâtard dont la charge est une peine. Jaurès le disait lui-même : L’enseignement national, dans une démocratie, n’est pas une forme immobile et figée. Mais à force d’être tiraillée aujourd’hui entre des passions patriotiques et les désespoirs progressistes, l’éducation a le vertige. Au XXIème siècle, l’éducation française s’endort au fond de la classe.

   L’horizon du bac s’éclaircit ; et l’on ne parle que des chiffres. Arrivera-t-on cette année à dépasser les fantastiques 80% de réussite, cible première de tous les établissements au détriment de leurs élèves ? En même temps, le ministère publie ses premiers argumentaires en faveur des dernières réformes à l’école primaire. Brandissant l’exemple d’Arras comme preuve de réussite scolaire, le ministère oublie que la ville était déjà connue pour ses qualités universitaires et culturelles. Pour cette raison, malheureusement, l’étude brasse du vide.

Il est vrai que la pédagogie est une question qui n’a jamais eu de cesse d’agiter les esprits ; mais la pérennité d’un problème doit cesser d’être un argument destiné à apaiser les consciences. Fut une époque où des Durkheim se levait pour en protester – faute est de se demander aujourd’hui qui serait digne de lui succéder à la chaire de la République.

L’éducation a toujours été sujet à mettre la France à feu et à sang, à sortir les grands attirails et les plus beaux discours – il est bien dommage que tous ces efforts se résument à un spectacle ô combien dérisoire. Il suffit de se souvenir des journées de la refondation de l’école où, il y a un mois à peine, trois ministres se sont succédés pour glorifier leurs « fils  rouges » si différents. Encore une fois, l’enseignement s’est retrouvé sujet à la lutte des personnalités sur la scène de leur gloriole. Vue d’en haut, le souvenir d’un nom est bien plus attrayant que celui de la réussite.

Trois ministres se disputent la scène aux journées de la refondation de l’école

Si Balzac disait « pisser de la copie », la France est un pays où l’on « pisse de la réforme ». Dans cette situation à l’aveuglette où elle réforme à tour de bras, l’Education Nationale finira bientôt par s’essouffler à tant donner dans le vide. Et dans ce mal typiquement français, elle calmera aussitôt ses ardeurs et répètera, encore une fois, qu’on « a tout essayé. » Tout, sauf ce qui aurait pu marcher.

Il suffit pour cela de se pencher de plus près sur la dernière réforme des collèges qui s’avère être d’une aberration étonnante – une réforme qui, selon la ministre, avait pour objectif de « lutter contre les déterminismes sociaux ; faire une école plus juste ; améliorer les résultats de l’élève. » Diminution draconienne des classes bilangues au détriment culturel et économique, suppression des sections européennes et orientales par dénonciation élitiste douteuse, tout semble être fait pour formater les élèves au nom de faux principes égalitaires. Les nouvelles mesures prises par le gouvernement tendent à restreindre tout désir d’apprendre à l’élève et à alléger d’avantage sa subsistance culturelle. La suppression du latin dès le collège ne fait qu’entamer la rupture avec nos origines culturelles. Sur le long terme, elle ne donnera lieu qu’à des mises à la retraite anticipée, des plans de reconversion, mais aussi à un bouleversement ravageur d’institutions comme l’ENS Ulm, l’Ecole des Chartes, l’Institut français d’Athènes ou l’Ecole française de Rome.  Alors qu’elle revendique sans cesse ses valeurs humanistes, l’Education Nationale se refuse à continuer d’en enseigner les racines. Plutôt qu’un progrès, la nouvelle réforme fait un pas de plus dans la crise des humanités.

Plus dérisoire, la réforme semble sonner la fin de la grammaire dont le temps consacré par les enseignants devra diminuer de 20%. Il ne s’agit plus d’enseigner les conjugaisons à toutes les personnes, pas plus que de développer les raisonnements grammaticaux. L’essentiel est de donner le strict nécessaire pour écrire « sans trop de fautes. »

De la même façon, la réforme prévoit l’organisation par cycles de trois ans dont les professeurs ont la libre introduction et qui va nécessairement donner lieu à  une désorganisation complète des apprentissages. Entre cette « autonomie des établissements » et le relativisme instauré dans le choix des œuvres, on peut se poser des questions sur le caractère national du programme et la différence de contenu entre un collège de Seine-Saint-Denis et Henri IV.

La littérature ne manque évidemment pas d’un prendre un coup. Face à des élèves que la lecture révolte d’avantage au fil des ans, le ministère a fait le choix de la recrudescence littéraire. Et pour cause, Victor Hugo, Emile Zola, Guy de Maupassant, ne seront plus lus pour leur puissance lyrique, leur force humaine ou encore l’intensité de leur face autotélique. Il faut à présent les étudier, au tiers plutôt qu’en entier, et de manière à illustrer un thème basique plutôt que pour eux-mêmes. Plus d’indications de siècles, ni d’œuvre à aborder, la réforme s’amuse à se faire côtoyer les différences en mariant Hunger games, Camus, Rowling et Titeuf ; les plus grands classiques deviennent un simple moyen de travail des compétences utilitaires. Qu’importent la transmission d’une passion, d’une culture, la puissance des œuvres et la réelle raison de leur écriture ? Nous vivons dans une société où l’utile prime sur le monde ; il fallait qu’elle finisse par atteindre l’art. L’Education Nationale, enfermée dans ses principes d’efficacité subalternes, piétine sans le savoir toutes formes d’art, y compris celle d’enseigner. Or, le jour où celui-ci n’existera plus qu’à des fins utilitaires, son essence première aura disparu. A ses débuts, l’enseignement se voulait transmettre les formes les plus diverses ; aujourd’hui, la pédagogie aura raison de l’art au profit de l’utilitarisme.

En décidant d’arrêter de financer les clubs scolaires, le ministère a fait le choix de ne plus considérer le développement de l’élève, son épanouissement au travers d’associations diverses, mais aussi la possibilité de leur essor social qui leur était jusqu’alors permis. Tandis que les petits collèges de province se voient contraints de fermer leurs troupes de théâtre, les grands établissements parisiens jouent la carte de leurs capacités pour creuser les inégalités.

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Jacques Julliard, auteur de l’ouvrage polémique, L’Ecole est finie

On a beaucoup reproché à Jacques Julliard, dans sa dernière étude l’Ecole est finie, son jacobinisme de l’école de Jules Ferry et sa nostalgie revendicatrice. Mais ce qu’il faut retenir surtout de l’analyse de Julliard, c’est sa façon de montrer à quel point les performances de notre époque minimisent le rôle de l’humain. Minée par l’élévation des sciences sociales et pédagogiques, la réussite de l’élève ne semble plus que dépendre de son niveau social, de la mixité au sein des établissements et de son origine ethnique. Le XXIème siècle oublie le rôle de l’enseignant qui ne devient plus qu’une ombre au milieu de la foule, formée pour ne plus agir et destinée à la neutralité la plus absurde. L’enseignant d’aujourd’hui est un leurre ; il est national avant d’être humain. Faut-il se rappeler que, dans son magnifique texte de L’Homme en proie aux enfants, Albert Thierry se disait déchiré entre la nécessité de distribuer des notions et son désir humain de « distribuer des sentiments » ? Il y a, dans le rapport de cet enseignant du XXème siècle, la touchante lucidité de son rôle mêlée à la passion de « donner la vie », de porter la voix jusqu’à cette « Foule mythique » que constituent ses élèves: « ma voix seule vers leur cœur invisible ! »

A force de prôner l’individualisation de l’enseignement, le véritable sens de l’éducation finit par s’en meurtrir. La multiplication des filières permet leur hiérarchie plutôt que la diversité des orientations et l’Accompagnement Personnalisé perd tout son sens lorsqu’il s’adresse à des classes de 35 élèves.

L’Histoire a voulu que l’Ecole soit le creuset de la nation au travers de la transmission de valeurs républicaines, de l’amour de la patrie, d’une formation citoyenne. Aujourd’hui, Jean-François Copé ressort les étendards en proposant de rendre obligatoire le lever de drapeau à l’école, le chant de la Marseillaise et le port de l’uniforme sous prétexte d’assumer « sans complexe qu’on a trop reculé sur le patriotisme et l’amour de la France» Voilà ce qui suffit à illustrer l’incompétence de nos politiques. Si, comme le rappelle Hannah Arendt dans la Crise de la Culture, il serait dangereux de dresser un mur entre les enfants et les adultes, il reste important que l’école soit une sphère hors du monde. Qu’on ne se méprenne pas : je ne préconise pas par là le détachement de l’école vis-à-vis de la réalité, je dis qu’elle doit être un monde à elle seule où les élèves ne sont pas les représentants de leur société, mais une société à eux-mêmes, où l’engagement citoyen passe par l’apprentissage de soi plutôt que par l’enracinement dogmatique de chants patriotiques. L’uniforme ne détruit pas les inégalités, il ne sert qu’à masquer leur renforcement qui s’ignore. Plutôt que de tenter en vain de les faire disparaitre par des mesures risibles, les principes égalitaires doivent être appris, compris, transmis. L’égalité est morale bien avant d’être physique. Habillez la Justice des couleurs les plus bigarrées que vous le voudrez ; il lui suffit de rester debout pour exister.

Revenons à Julliard qui, à juste titre, raille une société qui distribue à tour de bras des prix d’excellence médiatiques tout en répugnant à le faire quand il s’agit de récompenser le travail des élèves. L’heure n’est plus aux bons points, mais au meilleur pâtissier, à la meilleure fashion girl, au meilleur décorateur de HLM. Voilà au nom de quoi l’on se refuse à encourager toute une génération : le divertissement médiatique.

« Hier, la République a donné aux Français l’école pour tous. Aujourd’hui, la démocratie réclame de bonnes notes pour chacun. »

Aussi moqueuse soit l’exclamation de l’auteur, elle représente parfaitement les mesures prises par la ministre. La volonté n’était en effet pas « permettre aux élèves de parvenir à de meilleures notes » mais « faire en sorte que plus d’élèves aient de bonnes notes » et, contre toute apparence, la différence est radicale. C’est que, plutôt que de se battre pour permettre à 80% d’élèves d’avoir le niveau pour obtenir le bac, il était bien plus confortable de mettre le bac au niveau de 80% des élèves. Cette idée s’est étendue jusqu’à englober entièrement le cheval de bataille de l’éducation. Voilà le nouveau leitmotiv de l’Education Nationale : s’ils ne comprennent pas, cessez de vouloir leur faire apprendre. Ont-ils vraiment besoin de tout savoir ? Un argument qui va de pair avec la réforme de l’orthographe qui a tant fait parler d’elle : s’ils ne savent pas écrire, ne prenez pas la peine de les instruire. Faites leur simplement croire qu’ils ont raison.

« C’est au seul domaine de l’éducation que nous devons appliquer une notion d’autorité et une attitude envers le passé qui lui conviennent, mais qui n’ont pas une valeur générale et ne doivent pas prétendre détenir une valeur générale dans le monde des adultes. »

De la même manière que l’uniforme est dérisoire, l’arrêt des notes au collège et la polémique autour des mentions au conseil de classe ne permet pas d’augmenter le niveau de l’élève, mais bien de cacher le fossé qui subsiste entre eux. Or, la démocratie ne s’arrête pas à l’éducation, et c’est hors du système scolaire, sur le marché du travail, que les inégalités referont brutalement surface. En refusant toute valorisation de l’élève, le gouvernement cache derrière le masque de l’égalité l’accroissement des différences.  Voilà la réalité d’un gouvernement bicéphale qui tape du poing sur les inégalités scolaires tout en encourageant la reproduction à la Bourdieu. Puis, il lui suffira de s’en laver les mains : on ne pensera plus aux traitrises de l’Education Nationale sur les bancs de Pôle Emploi. Le ministère du travail n’aura plus qu’à récupérer les enfants négligés de la rue de Grenelle, abandonnés par ce qui s’est transformée en une fabrique à chômeurs.

La réalité en province est on ne peut plus dramatique. En 1890, Victor Hugo s’exclamait : «L’égalité a un organe : l’instruction gratuite et obligatoire. » Il est exécrable qu’aujourd’hui, gratuité aille avec médiocrité. La situation, c’est que l’Etat pose des principes au nom de l’égalité des chances et se contente de fixer un cadre national tout en laissant aux acteurs sur le terrain le soin de se diriger sans prendre compte de leur contexte culturel, social, géographique. La situation, c’est que les établissements se mènent une compétition sans limite, où l’avenir de leurs élèves n’est qu’un moyen de briguer leur excellence plutôt que le centre de leur attention. C’est que, trop éloignée des réalités scolaires, l’Education nationale crée des programmes infaisables qu’aucun professeur n’a encore réussi à finir. C’est qu’au fond des provinces où les écoles sont encore le cœur du village, on voit arriver de jeunes instituteurs formatés, fonctionnaires avant tout, et qui suffisent à les laisser s’effondrer. C’est que les nouveaux rythmes scolaires, dans ces écoles qui n’ont pas les moyens pour permettre à leurs élèves une ouverture culturelle, jettent leurs enfants à la rue à partir de 15h. En leur faisant dépasser le portail plus tôt, la réforme des nouveaux rythmes scolaires crée des délinquants. La réalité en province, c’est la lettre de cette professeur de Marseille, dans les quartiers nord, là où les écoles sont en décrépitude, où « les enseignants, assez souvent en état de survie psychique, ont pris l’habitude de trouver normales les conditions [qu’ils] imposent à leurs élèves, même s’ils les trouveraient insupportables pour leurs propres enfants ». Malheureusement, ces professeurs qui luttent encore pour la préservation de leur école sont les seuls qui ont gardé en mémoire le principe de Lévinas : la préoccupation de l’autre jusqu’au sacrifice.

Et que réplique l’Etat  « La plus grande objection est celle de la finance ; mais j’ai déjà dit qu’il n’y a point de dépense réelle là où est le bon emploi pour l’intérêt public, et j’ajoute ce principe que l’enfant du peuple sera élevé aux dépens du superflu des hommes à fortunes scandaleuses. »  Nous sommes en 2016, et les propos de Danton tiennent toujours.

 « C’est en les pénétrant d’explication tendre /En les faisant aimer, qu’on les fera comprendre »

Il est temps de revenir à la base de l’école : un lieu de vie, pilier de la démocratie, centre des attentions, enfant dorloté de l’Etat. Revenir aux racines de l’enseignement, c’est apprendre pour mûrir, pour découvrir, pour s’épanouir ; c’est refaire de l’école un lieu hors du temps où l’enfant n’a pas cette boule au ventre au moment d’y aller ; c’est susciter chez les enfants le désir d’apprendre et de comprendre plutôt que de chercher à déposer sa marque par une réforme de trop. C’est faire de l’école un lieu de confiance où les parents oseront placer leurs enfants sans craindre l’état dans lequel ils pourraient les retrouver. Dans ses côtés historiques, l’école était le lieu qui permettait de fuir la maison, celui où des générations défavorisées trouvaient une pièce chauffée, de l’amour à distribuer, de la culture pour s’abreuver, des relations à créer, un avenir à se dessiner. Aujourd’hui, plus que tout, l’école doit redevenir un lieu où l’on peut être heureux.

Pestalozzi : « l’avenir des nations est dans l’école du peuple »

Je recommanderai à certains de lire la magnifique Lettre de Stans de Pestalozzi. Instituteur dévoué du XIXème siècle, il y décrit sa vocation auprès de ses élèves comme un père auprès de ses enfants. Il aura été le compagnon de leurs larmes et de leurs rires, celui qui veillait à leur chevet pendant leurs nuits blanches, qui épongeait leur front chaque fois qu’ils faiblissaient. Archétype de l’enseignant passionné, il n’avait de cesse de chercher à éveiller les sentiments des enfants pour briguer le communautaire, à élargir leur cœur pour détruire l’individualisme. Aujourd’hui, il me semble que tout instituteur devrait être un Pestalozzi, je veux dire un instituteur qui a conscience du rôle qu’il joue dans l’avenir de générations entières et qu’un simple faux pas suffit à gâcher toute la vie de l’un d’entre eux.

 » L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. »- Nelson Mandela

Et l’Education Nationale, depuis des années, ne fait que sacrifier des générations d’enfants. Il n’y a d’éducation réussie que lorsqu’elle mène à la promesse d’un avenir possible. Aujourd’hui, toute éducation ne mène plus qu’au néant.

Ce qui relie Pestalozzi, Arendt, Levinas ou Albert Thierry, ce n’est pas un système pédagogique, ce n’est pas un programme éducatif ni une Bible grammaticale. Ce qui relie tous ces auteurs est ce que nous oublions si souvent et que nos réformes complètent à détruire ; l’amour des enfants. L’école n’est pas l’armée où il faut rentrer dans un moule à coups de sanctions ; elle n’est pas un laboratoire où chaque élève est le cobaye d’une nouvelle réforme ; elle n’est pas l’usine où le travail est une charge destinée à gagner sa pitance. Autrefois, l’école était l’apprentissage de la vie et le plus grand tort de nos générations a été de nier cette réalité. Je continue de croire que la réussite de l’enfant n’est pas uniquement dépendante du cadre national et de la compétence pédagogique de son enseignant. Le jour où l’enfant aura besoin d’instituteurs formatés, on lui commandera des robots ; si ce n’est déjà le cas. Lorsqu’il s’éloigne du cadre familial pour apprendre l’émancipation, l’élève doit sentir une vocation animer leur enseignant. Cela nécessite de reformer des équipes éducatives, je veux dire des équipes passionnées par une véritable vocation plutôt que par la pédagogie et prêts à la bienveillance plutôt qu’au formatage. Quoi qu’on puisse en dire, il me semble que toute l’attention que l’on peut porter à un enfant vaut mieux que toutes les synthèses pédagogiques que l’on a vu défiler depuis des siècles. Il s’agira ensuite d’apprendre ce qu’est le monde plutôt que l’art de vivre, comme l’écrivait Hannah Arendt avant de préciser :

« l’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité, et de plus, le sauver de cette ruine qui serait inévitable sans ce renouvellement et sans cette arrivée de jeunes et de nouveaux venus. »

 

 

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