Le progrès à tout va, va-t-on trop loin ?

Aujourd’hui, le progrès est partout, même dans la médecine. On nous parle de coeur artificiel, de nano-robot pour faire des examens médicaux sans douleurs, de redonner la mobilité aux individus paralysés ou la vue aux aveugles, de trouver un vaccin pour le VIH. Mais il y a une question que l’on ne se pose pas : ces progrès, sont-ils réellement positifs ? Ne risque-t-on pas de voir le boomerang du progrès nous revenir dessus ?

coeur-artificiel

Cette question, on la trouve dans la lecture d’un livre : Ephemère, premier tome de la saga Le Dernier Jardin. Dans ce livre, plus aucune maladie n’existe. Envolés, SIDA et autres cancers. Disparus grippe, rhume et autre gastro-entérites. Mais, en contrepartie, les filles meurent de vieillesse au cours de leur vingtième année, les garçons, lors de leur vingt-cinquième, ce qui condamne immanquablement les uns et les autres à une fin prématurée et à des mariages forcés dans le début de leur adolescence.

Jusque-là tout allait bien, l’espérance de vie de la population augmente sans problème, il n’y a pas de questions à se poser. Jusqu’à l’an dernier. Et la question, le doute, est revenu, tel un serpent insidieux dans ma tête. Pour le moment, tout va bien, mais jusqu’à quand ? Le feu risque, un jour ou l’autre, de se retourner contre nous. Peut-être un jour, un problème ne sera pas réparable, ou les machines que nous aurons créé se retourneront contre nous (oui, cela fait très film de science-fiction catastrophique). Cela reste toujours possible, comme celles-ci ont été créées par des êtres humains, jusqu’à preuve du contraire, nous ne sommes pas infaillibles. Une erreur dans un programme est toujours possible. Et dans ce cas-là, les robots que l’on pourrait avoir construits et intégrés à notre corps pourraient alors ne plus agir comme ils devraient le faire. Cela pose également la question de la vie privée. Pour peu que les robots aient des caméras et/ou des micros, actuellement, il est toujours possible de les activer à distance sans que l’on ne s’en aperçoive, à l’aide de logiciels espions.

En disant cela , je pense plus précisément aux virus, tels que le SIDA ou la grippe. Si vous ne le saviez pas, les virus évoluent dans le temps, comme les autres espèces animales, même si ceux-ci sont plus rapides que nous. Ils évoluent pour s’adapter, pour devenir plus résistants, ce qui explique que, chaque année, nous avons des grippes de plus en plus contagieuses et de plus en plus virulentes. C’est leur moyen à eux de continuer à exister. Mais un jour, à force de vouloir créer des vaccins contre tous les virus possibles et imaginables, ne risque-t-on pas de créer LE virus, celui contre lequel nous ne pourrons rien faire ? Ce virus qui pourrait, potentiellement, nous être fatal ?

virus

Alors oui, j’ai peur. Je ne suis pas contre les vaccins, bien au contraire, je trouve cela super de pouvoir se prémunir de certaines maladies mortelles causées par des bactéries comme le tétanos ou la diphtérie. Pourtant, je ne peux m’empêcher d’émettre des doutes, des réserves sur cette volonté de « sur-médicalisation » de vouloir aller toujours plus loin dans le tout robotique et dans la volonté de soigner toutes les maladies. Dame nature nous a toujours aidé, elle nous a toujours donné, associé au génie de l’être humain, les moyens de nous sauver d’à peu près toutes les maladies. Mais ce qu’elle nous a donné, elle peut également nous l’enlever. Aussi, je ne peux m’empêcher de penser qu’un jour, nous irons peut-être trop loin. Et que ce jour-là, il sera peut-être déjà trop tard…

3 réflexions sur “Le progrès à tout va, va-t-on trop loin ?

  1. Rendre la vue aux aveugles, permettre à des infirmes de marcher grâce à différentes prothèses est le simple (mais beau) fruit de la créativité humaine. Ce n’est en rien contre-nature.
    Car on n’efface pas la maladie, on trouve « juste » des moyens ingénieux de compenser les pertes. On « compense les symptômes ».
    Là où la question devient réellement légitime, c’est quand on essaie de supprimer le problème. Les virus s’adaptent en effet vite, mutent, les survivants sont les résistants, les résistants vont nous lâcher un appel du 18 juin et pouf, une nouvelle souche résistante. Et comme à la manière de la démesure si bien condamnée par les tragédies grecques (big up mmt), nous allons vouloir éradiquer cette nouvelle souche. Cercle vicieux.
    Quand bien même ces maladies seraient toutes éradiquées, l’être humain deviendrait extrêmement fragile, et serait une victime facile pour un virus, même des plus quelconque, comme tu le dis.
    Bien que la peur ait lieu d’être, j’ai assez foi (à tort?) en l’être humain et en nos scientifiques pour être confiante vis à vis de leur capacité à savoir dire stop et équilibrer leurs ambitions et leurs responsabilités.
    Je serais cependant d’avis à ne pas trop chercher à éradiquer les virus les plus inoffensifs auxquels on peut survivre sans grande difficulté, pour entretenir la résistance de nos anticorps. (Avis peut être un peu foireux au vu de mes connaissances qui se limitent à une Tle S)

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    1. Je suis assez d’accord avec toi. Mais ma peur vient aussi du fait que l’argent gouverne de plus en plus notre société. Alors, pourquoi pas, un jour, sous le signe du profit et de la bonne excuse du « c’est pour le bien de l’humanité » se mettre à toucher aux gènes des individus et se mettre à faire de la selection génétique ? Après, j’espère que cette peur restera infondée, mais je prefère prévenir que guerrir en nous rappellant de nous méfier

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