Enfin une Action concrète en réaction aux multiples tirs nucléaire Coréen

Les Etats Unis ont annoncé mardi le déploiement du système anti-missile THAAD en Corée du Sud. Donald Trump aurait-il changé d’avis ?
Alors qu’il avait annoncé une politique étrangère en rupture avec celle de son prédécesseur Barack Obama, D. Trump s’impose par un coup de force dans le Pacifique, région incarnant la politique Pivot d’Obama. Alors qu’il devait se désengager de cette région sur le plan militaire mais aussi politico-économique ( avec l’abandon du Traité TransPacifique notamment), Trump a annoncé en début de semaine le déploiement d’un des plus performants systèmes de défense au monde.

Qu’est ce que le THAAD ?
Le THAAD, Terminal High Altitude Area Defense, est un système de missiles antibalistiques américain en service depuis 2008. Il a été élaboré pour détruire des missiles balistiques de portée moyenne en les percutants (« hit-to-kill »). Avec des missiles longs de 6,17 mètres, ce dispositif a été déployé par les Etats Unis pour prévenir contre toute attaque de la Corée du Nord sur le sol de son jumeau ennemi.
Aujourd’hui, 28 000 soldats américains se trouvent sur le territoire sud coréen.

Une région sous haute tension

Cette décision américaine intervient dans une situation géopolitique électrique. Une Corée du Sud en pleine crise politique, une Chine contrite par le renforcement de la présence américaine, et une Corée du Nord qui a perdu la tête depuis bien longtemps…
A ce jour, la Corée du Sud traverse un bouleversement politique majeur, du fait de la destitution de la présidente Park Geun-hye, votée et confirmée par la cour constitutionnelle dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle est accusée de corruption, et sa confidente Choi Soon-Sil, jugée pour avoir touché de millions de dollars provenant de grands industries.

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La Corée du Nord, quant à elle devient de plus en plus menaçante avec ses essais nucléaires répétés. Les premiers ont eu lieu en octobre 2006, et l’on évalue aujourd’hui leur nombre à une demi douzaine. Après deux essais au cours de l’année passée, le premier du début d’année, le 6 janvier qui a provoqué un séisme de magnitude 5,1, et celui du 9 septembre avec un séisme de 5,3, la Corée du Nord a perpétré de nouveau des tirs lundi dernier. Elle déclare posséder des ogives thermonucléaires qui couplés aux tirs de missiles balistiques permettraient de fabriquer des missiles nucléaires. Cependant, certains experts mettent en doute la véracité de leur déclaration notamment par rapport au bombes thermonucléaires, compte tenu des séismes provoqués, il s’agirait davantage de bombe nucléaire classique ( Bombe réalisée par fusion d’atomes). Le but de Kim Jong un, fils du dictateur Kim Jong il, arrivé au pouvoir en 2011, est de réussir à atteindre le sol américain grâce aux missiles longue portée. En l’état des choses, leur portée est de 1000 kilomètres et parvient à toucher les eaux territoriales japonaises. ( La distance qui sépare la Corée du Nord des côtes américaines est d’environ : 10 000 km ).
Les difficultés majeures à la réalisation de leur objectif est de miniaturiser la charge explosive et d’établir le guidage des missiles.
La Chine, de son côté, voit d’un très mauvais oeil l’intervention américaine sur le sol coréen et craint que ce dispositif ne nuise à ses propres essais. Elle déclare d’ailleurs que cela « n’aidera pas à réaliser la dénucléarisation de la péninsule coréenne ». La Chine reste le seul et unique allié de la dictature de Pyongyang, à des fins commerciales entre autres, bien qu’elle condamne fermement ses multiples essais et la prolifération nucléaire ( rappelons que celle-ci a été interdite suite à l’accord de non prolifération des armes nucléaire de 1968) à laquelle elle contribue depuis s’être retirée du traité en 2003.

Quelle perspective ?
Les relations entre les quatre acteurs principaux que sont la Chine, La Corée du Nord, la Corée du Sud et Les Etats Unis ne sont pas prêtes à s’apaiser. Déjà, des manifestations à Pékin ont eu lieu mercredi 8 mars pour demander le retrait des forces américaines en Corée du Sud, et privilégier des rencontres diplomatiques. Cette montée de tensions ou encore « course aux armements » dénoncée par la Chine pourrait bien ressembler à une certaine crise des années 60… bien qu’ici les tensions ne sont pas encore à leur apogée et que la menace de conflit direct ne soit pas aussi imminente.

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