L’Europe, un enjeu pour demain

En cette période d’élections présidentielles l’Europe, ou plus précisément l’Union Européenne, est plus que jamais au cœur des débats. Doit-on y rester ? Doit-elle être supranationale ou au contraire servir les intérêts des pays membres ? Doit-elle devenir une sorte de pays ?

Nous tous, chez Combat, nous faisons partie de ce que l’on peut appeler la première « génération Europe ». Cette génération née avec la fin de la Communauté Économique Européenne et le début de l’Union Européenne. Cette génération qui a presque uniquement connu l’euro. C’est la génération issue de cette Europe communautaire, unie que je défends par ces mots aujourd’hui.

Aujourd’hui, les eurosceptiques font feux de tous bois partout en Europe, décriant cette Union Européenne qui dirigerait les pays souverains. Pourtant, je relève une certaine hypocrisie chez ces eurosceptiques, et particulièrement en France. Ne seraient-ce pas ces mêmes eurosceptiques que l’on retrouve bien confortablement installés sur les bancs du Parlement Européen ? Alors oui, vous allez me dire qu’ils veulent changer l’institution de l’intérieur. Pourtant, aucun changement n’est réellement visible à mon sens…

Mais l’Europe, elle, est bien là, présente sur les frontons de nos mairies, de nos conseils départementaux. Cette Europe qui nous rassemble autour des mêmes valeurs de démocratie, de liberté et d’égalité. Cette Europe qui nous permet d’en faire le tour si nous le voulons, grâce à l’espace Schengen. Cette Europe qui nous ouvre des portes vers d’autres cultures, plus ou moins proches de la nôtre. Cette Europe qui nous permet de ne pas perdre en pouvoir d’achat en allant dans les pays étrangers. C’est aussi cette Europe qui permet à nos agriculteurs de survivre un minimum et qui nous offre des tomates d’Espagne en plein hiver sans taxes de douane pour nos sandwichs poulet-crudités.

L’Europe, c’est avant tout le projet d’un continent abîmé par des guerres fratricides incessantes. C’est le projet d’une unité, de nations frères et sœurs, malgré leurs différences de couleurs de cheveux, de teintes de peaux, de langues ou de religions. Mais c’est aussi le projet de nations ayant un point commun : un besoin mutuel de se comprendre et de s’épauler dans les coups durs. C’est pour cela que la Grèce n’est pas sortie de l’Union Européenne quand elle s’est retrouvée en difficultés financières et que nous nous sommes serrés la ceinture pour l’aider. C’est aussi cette belle Europe qui devrait accueillir les migrants au lieu de les remettre dans des avions en direction de leurs pays en guerre.

C’est de cette Europe là dont nous pouvons être fiers, cette Europe de solidarité avec laquelle nous avons vécu. C’est pour cette Europe que nous devons nous battre, parfois face à nos aînés, pour que vivent nos idéaux de paix. Alors oui, cela peut paraître totalement utopiste, mais c’est de cet avenir là que je veux : un avenir où, en regardant un polonais, un estonien, un bulgare, ou même un syrien nouvellement naturalisé, on ne cherche plus nos différences avec lui, mais plutôt ce qui nous rassemble et ce qui nous ressemble. Et ce qui nous réunit c’est cette communauté européenne, qui doit se serrer les coudes en cas de crise économique ou de danger. Et c’est pour cette Europe-là que je préfère ne pas me dire citoyenne française mais citoyenne européenne.

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