Les populistes en route vers le pouvoir Épisode 2.3 : De l’extrême-droite au populisme : 45 ans d’histoire politique européenne

3e partie : Histoire et état des lieux du national-populisme en Europe balkanique

Pour finir notre panorama de l’extrême-droite et du national-populisme en Europe, nous partons maintenant en Europe orientale, sur les ruines des anciens empires du 19e siècle, qui sont aussi celles du Bloc de l’Est.

La Grèce, mère de la démocratie, semblait vaccinée, après le passage au pouvoir de la junte militaire, entre 1967 et 1974. Tout d’abord soutenue par les États-Unis pour des raisons stratégiques, elle a le malheur, en 1973, de refuser une demande américaine, ce qui précipite sa chute, un an plus tard. (voir : https://etudesordinaires.wordpress.com/2013/01/29/1967-1974-la-grece-des-colonels/).

En 1984, Georgios Papadopoulos, ancien chef de la junte déchue, est en prison, il a été condamné à vie, pour avoir conduit le coup d’État du 21 avril 1967. Depuis sa cellule de Korydallos, une prison d’Athènes, il crée l’EPEN (Εθνική Πολιτική Ένωσις, Ethniki Politiki ENosis soit Union politique nationale), parti d’extrême-droite, nationaliste, anticommuniste, et représentant les nostalgiques de la junte.

Lors du scrutin européen du 17 juin 1984, premier scrutin conjoint de la Grèce et du reste de l’EU, l’EPEN obtient un score assez faible, 136 642 voix, soit 2,29%, mais suffisant pour faire élire sa tête de liste, Chrysanthos Dimitriadis, au Parlement européen, où il siégera au sein du Groupe des droites européennes, présidé par Jean-Marie Le Pen et réunissant les eurodéputés FN et MSI.

Le parti ne refera jamais une telle performance, et ne gagnera pas d’élu au Parlement. En 1989, avec seulement 75 877 voix soit 1,16%, il perd son siège d’eurodéputé.

Aux côtés de Papadopoulos, deux hommes, qu’on retrouvera bien plus tard, et qui se sont succédé à la tête du mouvement jeune : Nikolaos Michaloliakos, et Makis Voridis.

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Nikolaos Michaloliakos

Commençons par un petit retour en arrière. En juillet 1965 est fondé le Parti du 4-août (Κόμμα 4ης Αυγούστου, Komma 4is Avgoustou), dont le nom renvoie au Régime du 4-août, en place en Grèce du coup d’État du 4 août 1936 à la mort de son leader, Ioannis Metaxas, en 1941. En 1980, des jeunes de ce mouvement, accompagnés de Nikolaos Michaloliakos, lancent une revue se revendiquant du national-socialisme, intitulée Χρυσή Αυγή, Aube dorée. Sa publication s’arrête en avril 1984, lorsque Michaloliakos rejoint l’EPEN et prend la tête de son mouvement de jeunesse. Toutefois, en janvier 1985, quand Michaloliakos rompt avec l’EPEN, il crée un nouveau parti, en reprenant le nom de la revue : Aube dorée est née, et est reconnue comme parti politique en 1993.

En 1994, c’est au tour de Makis Voridis de faire parler de lui, en créant un nouveau parti, le Front Hellénique (Ελληνικό Μέτωπο, Helleniko Metopo). Neuf ans plus tôt, il avait succédé à Michaloliakos au sein de l’EPEN. Le FH se veut le pendant du FN français, mais ne parvient pas à s’imposer. En 1998, candidat aux élections municipales à Athènes, Voridis n’obtient que 0,58% des voix. Le parti passe sous les 0,20% lors des européennes de 1999 et des législatives de 2000. Il obtient toutefois quelques scores intéressants lors des élections locales d’octobre 2002 : 0,9% à Athènes pour Voridis, 1,2% au Pirée et 1,2% à Thessalonique. Mais aux législatives de 2004, il ne recueille que 0,09% des voix, et finit par se dissoudre dans le LAOS, en mai 2005.

Le LAOS (Λαϊκός Ορθόδοξος Συναγερμός, Laïkos Orthodoxos Synagermos soit Alerte populaire orthodoxe) a été fondé en 2000, par un député exclu de Nouvelle démocratie, Georgios Karatzaferis. Avec 2,2%, le parti n’obtient aucun élu lors des législatives de 2004, mais obtient un eurodéputé, Karatzaferis, qui siège dans le groupe Indépendance/Démocratie aux côtés de l’UKIP, de la Ligue des Familles Polonaises, et d’un élu du MPF de Philippe de Villiers. En 2007, il fait une percée, et obtient 271 764 voix, remportant ainsi 10 sièges sur les 300 à pourvoir. Il augmente encore lors du scrutin d’octobre 2009, avec 386 152 voix, et 15 sièges dont 5 dans la région d’Athènes, 2 dans celle de Thessalonique, et 2 dans celle du Pirée. Une percée qui s’était déjà produite lors du scrutin européen du 7 juin 2009, puisqu’il avait fait élire deux eurodéputés dont Thanos Plevris, fils de Konstatinos Plevris, dont on reparlera. Deux élus, membres du groupe Europe de la liberté et de la démocratie direct, qui rassemblait entre autres l’UKIP, la Ligue du Nord, les Vrais Finlandais et DF danois. Le LAOS profite du gouvernement d’union nationale, formé en novembre 2011, en y faisant entrer deux de ses membres, Makis Voridis, aux Transports, et Adonis Georgiadis au Développement et aux affaires maritimes. Une entrée dont se félicite, par exemple, Pierre Cheynet, membre du comité central du FN, qui écrit, dans un tweet du 11 novembre 2011 : « L’entrée de notre ami Makis Voridis au gouvernement grec est une excellente nouvelle ». Voridis avait également fait une intervention le 8 novembre 2009, pour le premier congrès du Parti de la France, à Villepreux, dans laquelle il avait précisé « Je suis uni avec Carl Lang [fondateur du PDF, et ancien du FN) par des décennies de combat national ».

De son côté, Georgiadis, éditeur de son métier, a co-édité, en 2006, un ouvrage intitulé Εβραίοι, όλη η Αλήθεια soit Les Juifs, toute la vérité, dont l’auteur n’est autre que Konstantinos Plevris, fondateur du Parti du 4-Août. Plevris est condamné en première instance pour cet ouvrage, mais acquitté le 17 mars 2009 par la Cour suprême, au prétexte que son texte vise uniquement « les Juifs sionistes », et ne peut donc être considéré comme antisémite. Quelques années plus tôt, en 1990, Plevris avait écrit Ας Μιλησουμε Για Εβραιους! soit Parlons des Juifs !, et en 2005, paraissait Οι Κίναιδοι, Les gays.

Le 17 novembre 2009, Georgiadis avait déclaré, sur la télévision grecque, que le Premier ministre Georges Papandréou avait « vendu la Grèce à la communauté juive », et que « le peuple juif, en contrôlant le système bancaire mondial [pouvait] l’utiliser comme une arme pour faire chanter et contrôler les pays étrangers comme la Grèce ». En juin 2007, dans une interview, il avait expliqué : « ακόμα κι αν είναι πλαστά, τα «Πρωτόκολλα των Σοφών της Σιών» εφαρμόζονται πλήρως » soit « Même s’ils sont factices, les Protocoles des Sages de Sion sont intégralement appliqués ».

En septembre 2001, à la télévision, Georgios Karatzaferis avait invité l’ambassadeur d’Israël à débattre avec lui, en déclarant : « Ελάτε εδώ, κύριε πρεσβευτά, να μιλήσουμε για το Ολοκαύτωμα, να μιλήσουμε για τους μύθους του Αουσβιτς και του Νταχάου και να μιλήσουμε για τους φούρνους αυτούς, να μιλήσουμε για τους θαλάμους αερίων, να δούμε, λοιπόν, αν οι θάλαμοι αερίων ήταν μονωμένοι για να κρατούν τα αέρια μέσα ή ήταν απλώς ένα τούβλο. » soit « Venez, Monsieur l’ambassadeur, et parlons des mythes d’Auschwitz et de Dachau et de ces fours, parlons des chambres à gaz pour voir si les murs étaient isolés pour retenir le gaz ou s’ils étaient seulement faits de briques. »

L’exercice du pouvoir semble ne pas avoir réussi, au LAOS, lors des législatives de mai 2012, il n’obtient que 183 467 voix, soit 2,9% et perd tous ses élus. Lors des deux scrutins nationaux suivants, il continue sa chute : 97 099 voix soit 1,6% en juin 2012, 63 692 soit 1% en janvier 2015. Entre temps, il avait perdu ses deux eurodéputés lors des européennes de juin 2014. Ses deux ministres ont suivi un parcours plus glorieux, grâce à leur intégration au parti de droite, Nouvelle démocratie, en 2012. Adonis Georgiadis a été ministre de la santé entre juin 2013 et juin 2014, et est devenu vice-président de Nouvelle démocratie, le 18 janvier 2015. Voridis lui succède jusqu’au 27 janvier 2015.

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Manifestation d’Aube Dorée

Il faut dire qu’entre temps, Aube dorée est devenu une concurrente sérieuse, au point de conquérir la troisième place du podium électoral. Reconnue en 1993, Aube dorée a fait sa première tentative électorale nationale en 1996, tentative qui s’est soldée par un échec : seulement 4 537 voix soit 0,1%. Deux ans auparavant, le parti avait culminé à 7 242 voix, lors du scrutin européen. La deuxième tentative, en 2009, n’est guère plus couronnée de succès : 19 636 voix soit 0,3% aux législatives, et 23 566 voix soit 0,5% aux européennes.

Le succès n’arrive qu’aux législatives de mai 2012 : 440 966 voix et 21 députés. En juin 2012, le parti recule, mais conserve 18 élus. Il se maintient à 17 aux élections de janvier 2015 et à 18 à celles de septembre. Aux européennes de 2014, il fait élire 3 eurodéputés. Face à l’hostilité du FN qui ne veut pas s’allier avec eux, ils siègent parmi les non-inscrits.

En février 2015, Aube dorée rejoint l’Alliance pour la paix et la liberté, mouvement européen néofasciste, qui regroupe notamment le NPD allemand, Forza Nuova et Democracia Nacional, présidé par Roberto Fiore, ancien député européen italien.

En décembre 2012, Nikolaos Michaloliakos, leader d’Aube dorée, conclut son interview pour le journal conservateur Stochos (la cible) en déclarant : « Επί δύο χιλιάδες χρόνια οι εβραίοι έλεγαν στις γιορτές τους μία ευχή « του χρόνου στην Ιερουσαλήμ» και τελικά μετά από πολλούς αιώνες κατόρθωσαν να την κάνουν πραγματικότητα. Έτσι λοιπόν και εγώ κλείνω με μία ευχή: Του χρόνου στην Κωνσταντινούπολη, στην Σμύρνη, στην Τραπεζούντα. » (Pendant 2000 ans, les Juifs ont, durant leurs fêtes, formulé le vœu « l’année prochaine à Jérusalem ». Après de nombreux siècles, ils ont réussi à en faire une réalité. Je conclue également par un souhait : l’année prochaine à Constantinople, à Smyrne, à Trébizonde »), faisant ainsi référence aux territoires grecs en Asie mineure, perdus en 1923 suite au traité de Lausanne.

Pas de référence directe au national-socialisme, dans le manifeste d’Aube dorée, Για μια Μεγάλη Ελλάδα σε μια Ελεύθερη Ευρώπη (Pour une grande Grèce dans une Europe libre) rédigé par Michaloliakos en 1992, où l’on peut lire : « Κυρίαρχη και Απόλυτη είναι για την Ιδεολογία μας η Ιδέα της Φυλής, ή αλλιώς η Ιδέα του Αίματος » (L’idée de la race est souveraine et totale pour notre idéologie, ou bien l’idée du sang). En conclusion, Michaloliakos écrit : « ο Γερμανικός Εθνικοσοσιαλισμός και η Νέα Ευρώπη των Waffen SS ήταν ένα μήνυμα φωτεινό σε μια σκοτεινή εποχή που πιστεύω πως ο ελληνισμός θα έπρεπε να έχει δεχθεί » (Le national-socialisme allemand et la Waffen-SS étaient un signal de lumière dans une période sombre, que les Grecs devraient avoir accepté).

Le 28 septembre 2013, dans le cadre de l’enquête concernant le meurtre d’un rappeur de gauche, Pavlos Fyssas, Nikolaos Michaloliakos est arrêté, ainsi qu’une trentaine de membres du parti, pour appartenance à une organisation criminelle. Après 18 mois de détention préventive, Michaloliakos est placé en résidence surveillée, une mesure qui a pris fin le 29 juin 2015. Le procès débute en avril 2015 et est ajourné à plusieurs reprises.

En Bulgarie voisine, l’extrême-droite est représentée depuis 2005 par l’Union nationale Attaque, ou Ataka. Son fondateur, Volen Siderov, est journaliste, et a animé une émission d’actualité sur Skat tv, déjà nommée Ataka.

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Volen Siderov

Le parti est hostile aux roms – dans ses meetings ou ses manifestations, on suggère « de les transformer en savon », à la minorité turque et anti-occidental.Son slogan est clair : « Българи, правят България на българите » (Bulgares, rendons la Bulgarie aux Bulgares). Son leader est également antisémite, notamment dans ses écrits, articles ou livres. Un antisémitisme assez inhabituel, dans un pays où les Juifs ont été épargnés pendant la Seconde Guerre mondiale, et où la communauté juive n’excède pas les 2000 membres, depuis une émigration massive à destination d’Israël dans l’immédiate après-guerre.

Siderov entretient la peur vis à vis du voisin turc, lors d’un meeting d’Ataka, le 3 mars 2006, il déclare : « България не е свободна, отново е под турско робство » (La Bulgarie n’est pas libre, elle est encore sous la domination ottomane).

Quelques semaines après sa création, Ataka obtient 296 848 voix soit 8,1% lors des législatives de 2005, et fait élire 21 députés sur 240. Deux ans plus tard, lors du premier scrutin européen bulgare, le parti n’obtient que 275 237 voix, mais qui représentent 14,2%, du fait d’une abstention plus élevée. Trois des dix-huit eurodéputés bulgares sont issus d’Ataka. En septembre 2006, Dimitar Stoyanov, observateur au Parlement européen, avait critiqué une eurodéputée hongroise d’origine rom, Livia Jaroka, nommé meilleure parlementaire de l’année. Dans un email adressé à l’ensemble des parlementaires, il avait écrit, selon The Guardian, « In my country there are tens of thousands of Gypsy girls who are much more beautiful than this honourable one. […] You can even buy yourself a loving wife aged 12 or 13 … The best of them are very expensive – up to €5,000 each. Wow! » (Dans mon pays, il y a des dizaines de milliers de filles roms qui sont bien plus belle que celle ci. Vous pouvez même vous acheter une adorable femme âgée de 12 ou 13 ans. Les meilleures d’entres-elles sont très chères, plus de 5000€ ! Wahou !).

En 2006, Volen Siderov a terminé deuxième à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, avec 21,49%, avant d’être très nettement battu au second, avec seulement 24,05%. Entre les deux tours, et malgré une participation en baisse d’un point et demi, il a tout de même progressé de 52 212 voix.

Lors des législatives de 2009, Ataka culmine à 9,4%, mais ne remporte toujours que 21 élus. En revanche, en 2013, elle passe à 7,3% tout en faisant entrer 23 députés au parlement.

Fortement concurrencée par le Front patriotique, fondé le 3 août 2014 et Bulgarie sans censure, lancé le 25 janvier 2014, Ataka régresse fortement lors du scrutin anticipé du 5 octobre 2014. À eux trois, ils obtiennent un nombre de siège inédit : 45.

Au mois de mai, Ataka, passée sous le seuil des 5%, avait également perdu sa représentation au Parlement européen, tandis que Bulgarie sans censure faisait élire deux eurodéputés, qui siègent parmi les Conservateurs et réformistes européens, aux côtés des Conservateurs britanniques, des Vrais Finlandais, du PiS polonais, et du DF danois.

Un peu plus au nord, en Roumanie, l’extrême-droite est représentée par le Partidul România Mare (Parti de la Grande Roumanie). Fondé en juin 1991 par Corneliu Vadim Tudor, ancien membre du régime communiste des Ceaușescu, il prône notamment le retour d’une « Grand Roumanie », par l’annexion de certains territoires ukrainiens et de la Moldavie. En 1992, le parti obtient 16 députés et 6 sénateurs, et apporte son soutien au gouvernement Văcăroiu.

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Corneliu Vadim Tudor

En 1996, avec 4,5% des voix, il conquiert 19 sièges à la Chambre et 8 au Sénat, mais passe dans l’opposition. Après avoir connu son heure de gloire en 2000, avec 84 députés et 37 sénateurs, et devenu deuxième parti du pays, il connaît ensuite une lente chute, après avoir disparu totalement du Parlement en 2008. En 2000, Corneliu Vadim Tudor avait terminé deuxième lors du scrutin présidentiel, avec 28,3% des voix au premier tour, pui 33,2% au second. Enfin, en 2009, le parti avait fait élire deux députés au Parlement européen, siégeant parmi les non-inscrits, non réélus en 2014.

Entre le 1er janvier 2007, date de l’adhésion roumaine à l’UE et le 25 novembre 2007, date de la première élection européenne, la Roumanie a été représentée au Parlement européen par une délégation de 35 députés, dont 5 du PRM. Cette arrivée a permis la constitution du groupe Identité, Tradition, Souveraineté, présidé par Bruno Gollnisch et réunissant le FN, le FPÖ, le Vlaams Belang, le MSI et Attaka. Ce groupe n’a cependant pas tenu longtemps, à cause d’un conflit entre Alessandra Mussolini, du MSI, et les députés du PRM. Alessandra Mussolini avait en effet déclaré, après un fait divers impliquant un immigré roumain : « Violare la legge è divenoto un modo di vita per i romeni, si allontani come indesiderabile l’ambasciatore romeno da Roma ». Après ces déclarations, et face aux protestations roumaines, Mussolini quitte le groupe ITS, suivie par les eurodéputés roumains, entraînant ainsi sa chute.

Depuis 2000 existe également un groupuscule néofasciste, Noua Dreaptă (Nouvelle Droite), dont l’emblème est une croix celtique, mais qui n’est pas autorisé par la Constitution à se présenter aux élections. Le 15 mars 2012, jour de la fête nationale hongroise, Noua Dreaptă a organisé un défilé anti-hongrois dans la ville de Cluj, qui abrite une forte minorité hongroise.

C’est justement en Hongrie que nous mènera la suite de cet article, où sera évoqué le cas des pays du groupe de Visegrád. Fondé en 1991, notamment par Lech Wałęsa et Václav Havel, il réunissait, à l’époque, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie, dans le but de préparer leur intégration à l’UE. Mis en sommeil après cette intégration, en 2004, il a été relancé en 2015, suite à la crise des migrants. Entre temps, deux des quatre pays qui en font partie ont placé au pouvoir des populistes, la Hongrie et la Pologne. On peut même y ajouter la Slovaquie, si l’on en juge par certaines déclarations de son Premier ministre, Robert Fico.

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