Si j’aime Liszt, Chopin, Brahms ou Beethoven

[Dans cet article, j’entendrai comme étant classique aussi bien une œuvre de Mozart que de Debussy]

Si j’aime Liszt, Chopin, Brahms ou Beethoven, suis-je figure de la jeunesse arriérée ? Entre musique classique et contemporanéité prime la dissonance … Chers victimes de la société de surconsommation, qui considérez une œuvre comme désuète et sans intérêt lorsqu’elle franchit la barre de la décennie d’existence … accordons-nous au moins sur une évidence : la musique classique force le respect. A la différence, je pense, de votre Gradur ou Nicki Minaj, elle continuera de traverser les âges … comme elle l’a si bien fait jusqu’à maintenant. Indicible face au temps.

Le goût est parfois fruit d’une pensée collective, alors qu’il devrait, au contraire, être ce qui nous en détache. J’ai eu, trop souvent, l’impression que peu de gens prêtaient oreille au classique car il n’était pas apprécié de leur entourage … non, le classique n’est pas « à la mode ». Malheureusement, les vogues nous assujettissent et, avilis au rang de sujets, toutes divergences nous surprend. Mais ne jugez pas ceux qui apprécient ce genre musical avec dédain. Ils ont au moins l’une des qualités les plus honorables : l’honnêteté. Ne vous considérez jamais au-dessus de quelqu’un qui a le mérite d’affirmer ce qu’il est.

A bon entendeur, la musique classique peut être le passeport pour un voyage incroyable au-delà des frontières du réel. A travers la puissance de sa passion, elle dépasse toute mesure … et nous offre des ailes pour nous s’envoler avec elle. Périple vers l’infini, périple vers l’inconscient, la musique classique a le pouvoir de faire se communier les âmes. Le public et les musiciens ne font plus qu’un, ensemble, à l’intérieur du même wagon. Miroir de l’être, la musique reflète l’intimité des passions de l’artiste. Sa destinée étant d’exprimer l’ineffable, elle ne peut se référer à un quelconque dictionnaire. Les notes, bien plus que polysémiques, absorbent les limites de leurs champs lexicaux. Lorsque les mots ne suffisent plus, jouer de la musique peut ainsi nous sauver, nous, petits oiseaux partis en quête d’une liberté d’expression absolue.


Les petites questions que l’on peut se poser autour de la musique … classique ou plus actuelle 😉

Quelle est la différence entre symphonie, concerto, et sonate ?

La sonate est une composition instrumentale jouée par un ou deux instruments maximum. Le concerto est une composition musicale dans laquelle un soliste dialogue avec un orchestre. La symphonie est, quant à elle, une composition jouée uniquement par un orchestre.

Que signifie Op. et WoO dans les titres des morceaux ?

(exemple : Symphonie n°3 en fa majeur, Op. 90 de Brahms ou Danse hongroise n°5 en sol mineur, WoO 1 du même compositeur)

Op. est simplement l’abréviation du mot latin « opus », traduit en français par le terme « œuvre ». Op. 90 signifie donc par exemple « œuvre n°90 » ! Les numéros d’opus sont généralement attribués chronologiquement, par date de composition ou de publication.

WoO est l’abréviation de « Werk ohne Opuszahl », signifiant littéralement « œuvre sans numéro d’opus ». Il désigne ainsi les œuvres non publiées et/ou auxquelles un numéro n’a pas été attribué à l’origine.

Quelle est la différence entre les différentes clés ?

C’est la lecture de la note qui change. Voici une partie des notes en clé de sol :

noms-des-notes-de-musique-2

Voici maintenant un mi grave (en clé de sol) selon les différentes clés :

utilisationdescles-enmusique-2

C’est quoi les dièses # et les bémols b ?

Les altérations servent à baisser ou augmenter le son des notes d’un ou plusieurs demi-tons. Le dièse # monte le son de la note d’un demi-ton, et le bémol b le descend d’un demi. Ainsi, le fa# sera entre le fa et le sol, le réb entre le do et le ré.

Quels sont les plus beaux morceaux de musique classique … ?

Une petite liste non exhaustive de Mes morceaux préférés …

Nikolai Rimsky-Korsakov Scheherazade, op. 35 : L’histoire du prince Kalender
Johannes Brahms Symphonie n°3 en fa majeur, op. 90 : III. Poco Allegretto
Frédéric Chopin
Nocturne, op. 9 n°2

La valse du printemps

Ludwig van Beethoven Für Elise, WoO 59

Sonate n°14 en do dièse mineur, op. 27 n°2

Maurice Ravel Pavane pour une enfant défunte
Franz Liszt Liebesträume n°3

Ständchen en ré mineur S.560

Wolfgang Amadeus Mozart Requiem, Dies irae

Requiem, Lacrimosa

Symphonie n°25 en sol mineur

Camille Saint-Saëns Le cygne, Le carnaval des animaux
Gabriel Fauré Pavane en fa dièse mineur, op.50

Elégie en do mineur, op.24

Après un rêve, op. 7 n°1

Giuseppe Verdi Requiem, Dies irae
Bedřich Smetana Par les bois et les prés de bohème
Carl Orff
Carmina Burana : I. Fortuna Imperatrix Mundi : O Fortuna
Claude Debussy Clair de lune
Antonio Vivaldi Concerto n°4 en fa mineur, op. 8, RV 297, « L’inverno »
Antonin Dvorak Danse slave en Mi Mineur pour orchestre, Op. 72: II. Dumka

Sérénade en mi majeur, op. 22

Sergei Prokofiev La danse des chevaliers, Roméo et Juliette, op. 64
Référence tableau : Composition VIII, Vassily Kandinsky (1923)

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