Peut-on faire confiance aux médias ?

Peut-on faire confiance aux médias ? Qu’est-ce que la confiance ? Que sont les médias ?

Sans aller jusqu’aux questions métaphysiques, on pourra assez simplement jeter un œil critique aux médias que l’on consomme. La simple existence de journaux politisés devrait mettre bien assez la puce à l’oreille pour donner envie de s’intéresser au sujet de la neutralité: si un fait est un fait, peut-il être correctement présenté de plusieurs façons ?

Force est de constater que sur un même sujet, les avis divergent fortement; on a récemment pu constater cet effet sur les débats politiques: deux journaux postaient la victoire de leur candidat favoris ou la défaite de(s) autre(s). C’était pourtant le même débat pour les deux journaux. Avançons qu’ici, les faits précis sont très rapidement passés au second plan pour en venir aux opinions. Après tout si ces journaux sont politisés ils n’ont peut-être pas vocation à être factuels.

Mais légions sont les exemples où les journaux ont simplement tort sur les faits. Ici un bon exemple est la science: quand les publications scientifiques arrivent dans les journaux grand public elles sont souvent très déformées voire simplement fausses. Prenons l’exemple de William Gadoury, qui aurait découvert une ancienne cité maya en observant les étoiles et des images satellites. Cet exemple a été repris jusque sur le site de la BBC. Un journal français avait une fois titré:   » oui, les OGM sont des poisons !  » Il s’est avéré par la suite qu’un scientifique les a appelé en leur proposant son article en exclusivité, avant sa parution. L’article s’est vu par la suite refusé par les journaux scientifiques pour l’inconsistance de l’étude.

En 2012, le Nouvel Obs titrait « oui, les OGM sont des poisons ! »

La façon de présenter les informations est aussi très importante: dans les journaux télévisés par exemple, les documents proposés sont en grande partie des informations à caractère anxiogène: agressions, vols, etc. Les effets de cette disproportion par rapport à la réalité se ressentent dans la mentalité des gens: des études montrent clairement que les individus consommant le plus ces informations ont beaucoup plus tendance à largement surestimer leur chance de se faire agresser dans la rue.

La surabondance de ces documentaires s’explique en partie par le fait qu’il est plus facile d’attirer l’attention avec des informations tranchées, choc, que des choses nuancées. Rappelons que les médias comme les médias télévisés sont avant tout des entreprises, qui ont une nécessité de faire des profits.

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