TOP 10 DES GRANDS HOMMES & FEMMES POLITIQUES QU’ON REGRETTE ET QU’ON VA REGRETTER (le 8ème va vous étonner !)

Il y a des moments, dans la vie, où l’injustice fait mine de revêtir son habit le plus fortuit et bienséant, alors qu’elle se veut dans le même temps être une ignominie sans nom¹

C’est le cas quand vous avez à tout prix envie de sucreries, mais que vous êtes diabétiques par exemple. Quand on a pissé dans votre badoît, ou quand votre grand-frère vous maltraite car vous êtes plus petit que lui².

C’est aussi le cas quand, candidat à une élection, vous n’êtes pas réélu.e alors que vous étiez franchement cool. Que vous décédez en cours de mandat, sans prévenir. Ou que vous cessez de vous représenter, après avoir été titulaire dans le game, pendant de longues années.

Hommage à ceux & celles qu’on regrette et qu’on regrettera. A ceux & celles, qui, au regard de leur caractère d’exception, ne mériteront jamais leur(s) défaite(s), leurs échecs, leurs tentatives ratées, et, plus que tout autre, resteront à jamais dans nos cœurs.


1. Lionel Jospin, parce que c’est l’exemplarité devant l’échec

« Parler c’est agir » disait Sartre. Le moins qu’on puisse en répondre c’est que ça se discute, mais au moins, reconnaissons que dans le cas présent, cela a été démontré par les faits l’honneur, le courage, et l’abnégation d’un homme, devant l’adversité politique la plus édifiante :

2. Gaston Defferre, parce qu’il a été le d’Artagnan de l’Assemblée Nationale

Le député-Maire de Marseille, dernier candidat malheureux de la SFIO à la présidentielle s’était fait remarquer, par ses multiples duels remportés, mais plus généralement son sang chaud, et son tempérament très méditerranéen, souvent enclin à l’offense et à la provocation.


3. Dominique Dord, pour
 l’art de la rhétorique dans l’outrance

Un orateur hors-pair. Sa plus belle performance est bien connue, et en musique :

4. Patrick Roy, pour son originalité sans pareil

Député du Nord, décédé d’un cancer, il s’était illustré comme principal défenseur du Hellfest, le celèbre festival de Métal, et était également bien connu pour sa veste rouge, sans nul autre pareil.


5. Arlette Laguiller, pour sa longévité et son folklore (1974-2007)

Mais aussi sa personne, ses ptites expressions, et notamment, son celèbre « Travailleurs, travailleuses, c’est à vous que je m’adresse ce soir !».

6. Marcel Barbu, parce qu’il était le seul « sentimental »

Distingué parmi de nombreux autres petits candidats, Barbu était avant tout, et en définitive comme tout un chacun, un homme incompris, émotif, et fragile.

Engagé corps et âme dans son combat pour que les Françaises et les Français soient « respectés » par De Gaulle (selon ses propres termes), il en était allé jusqu’à pleurer à la télévision. Un geste franc, incontrôlé, et qui, quoi qu’on puisse penser des idées du personnage (au demeurant très floues), marque et ne se reproduira par la suite plus jamais, dans aucun des discours ou des déclarations des candidat.e.s aux présidentielles.

7. Christiane Taubira, parce qu’elle avait la classe quoi

Une personnalité sincère, de conviction. Engagée toute sa vie. Sans faille. Fidèle à sa famille politique et à sa ligne. Elle est connue pour ses goûts en théatre, et en poésie. Elle s’est plusieurs fois risquée à des interprétations IRL.

« Monsieur Ciotti, mais je vous obsède avec une constance qui appelle quand même l’admiration !»

8. Henri Guaino, parce qu’il était sincère, et a terminé sans concessions

Ex-Député des Yvelines, défait lors des dernières législatives, Henri Guaino a été le soir-même attaqué de toutes parts pour le « mépris » dont il aurait fait part vis à vis de ses électeurs en les disant « à vomir », avec « les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme » et « cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite qui va à la messe, envoie ses enfants au catéchisme et qui vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé à tricher par tous les moyens ».

A mon humble avis, ce dernier cri du signe exprime une franchise en réalité très précieuse, et que l’on peut légitimement admirer, puisque M.Guaino s’était progressivement éloigné de son électorat, de plus en plus libéralisé, alors qu’il était resté l’un des derniers gaullistes sincère. La droite française, dans sa mutation, y a sans nul doute laissé un grand homme, qui à vrai dire, n’en pouvait déjà plus auparavant.

9. Jean-Marie Le Pen, parce que c’est le dernier virtuose de l’extrême-droite

Outrepassant tout sentiment de rejet et d’horreur que l’on peut avoir pour les idées de Jean-Ma’, il faut bien reconnaître que c’était quand même un homme franc. Un orateur plutôt doué dans son jeune temps, et quelqu’un de profondément convaincu. (faut voir par quoi hein…, mais convaincu c’est sûr)

A ce titre, il mérite bien d’être respecté, surtout quand il s’ose à pousser la chansonnette. La réputée « Jeanne Au-secours » est bien connue, mais il est à noter que notre quinquagénaire est un des rares à pour se vanter d’un répertoire de textes catholiques aussi bien garni.

10. Coluche, pour tout ce qu’on lui doit, et parce qu’on aurait bien kiffé le voir élu

Pour ce dernier, j’hésitais à quand même mettre Benoît Hamon dans le lot. Mais même à 6,5%, les soc’ sont toujours capable de nuire (comprenez : empêcher l’altermondialisme de vraiment gagner). Alors je préfère terminer sur du très lourd en la matière, avec ce cher Michel Colucci.


« 
Les voix qu’j’aurais suffiront à faire un bordel suffisant pour réviser cette Constitution à l’As de pique »


En tout cas, avec leurs imperfections, ces gens ont marqué l’histoire. Même si « sérieux & chiant, c’est pas loin déjà », comme faisait remarquer le dernier.

Avec leurs personnalités marquées, clivantes, franches, entières et parfois à la limite de l’outrancier, ces hommes et ses femmes nous auront inspiré un franc respect pour leur actions, mais aussi un entier mépris pour la technicité, la bureaucratie, la binoclardise énarquienne et tout cet esprit montant de « startup nation » en politique.

Dès à présent, il ne reste que très peu de personnalités (les rares font déjà les titres) qui feront vivre le verbe, l’éloquence, la passion, l’honnêteté, la vertu, la poésie dans le débat public.

En somme, tout ce qui fait (ou faisait) la magnificence de l’Homme politique.

« La crise consiste justement dans le fait que l’ancien monde se meurt quant le nouveau ne peux pas naître. Et pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. » disait Gramsci dans ses Cahiers de Prison (1983).

Bref, espérons que notre VGE le jeune, alias Jupiter pour les intimes, ne dépolitise pas totalement la politique non plus.

Ou alors, juste assez pour ce que son essence la plus antique puisse revenir en force, et au galop !

¹ Ce qui signifie bien ce que ça signifie : l’injustice, c’est vraiment trop injuste.
² si c’est le cas, dénonce le en commentaire, nous nous chargerons de lui.

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