Pinar Selek, ils n’auront pas mon sourire et mon énergie ! #JIEP5

Pinar Selek, sociologue aux idées féministes, pacifistes et antimilitaristes née en 1971 à Istanbul, a passé une partie de sa vie à défendre les droits des moins favorisés, abandonnant la deuxième dans de multiples procès. Elle fait aujourd’hui partie de ces écrivains emprisonnées pour avoir commis le crime de dénoncer ce qui les répugnait dans leur société.

  Ses problèmes ont commencé le 9 juillet 1998, journée dans laquelle une explosion a eu lieu dans un marché  Istanbul, due à une fuite de gaz. Le PKK (le parti travailleur kurde), est ignoblement accusé par la police par de fausses preuves. Pinar Selek, dont le soutien qu’elle porte aux Kurdes n’est pas inconnue, est immédiatement jugée puis emprisonnée en tant que complice de l’« attentat », puis libérée pour manque de preuves en 2000. Mais le procureur du procès, étant de cette immonde partie du genre humain qui repousse toute forme de contradiction envers la répression, lui collera plus à la peau qu’une sangsue et relance un procès en 2006 qui se fracasse sur les mêmes récifs que le premier. Il fait appel une deuxième fois en 2008 et une troisième en 2011. Elle sera à chaque fois acquittée par la Cour. Mais, en 2012, cet acquittement sera annulé par la Cour elle-même et Pinar est condamnée à perpétuité en janvier 2013. Mais un de ses avocats, s’insurgeant contre cet étrange procédé, fait appel et obtient sa libération.

  Cette bien malheureuse histoire aurait pu s’arrêter ici ; seulement, le 25 janvier de cette année qui s’éteint petit à petit, le procureur relance un appel, suite auquel ce sombre procès est toujours en cours aujourd’hui, avec en plus une demande de peine de prison à perpétuité à réclusion criminelle.

 « Ils n’auront pas mon sourire et mon énergie ! »

Pinar Selek, le 26 janvier 2017

  Les raisons de ces multiples procès est évidente : on en veut à Pinar Selek de défendre les plus démunis. Lorsqu’en France on met au pouvoir des idées capitalistes cachées derrière un visage hautain envers celui qui crève sur le pavé ou que l’on respecte une idéologie  méprisante envers l’immigré et nationaliste au point de vouloir enseigner les valeurs de la nation au grand dam des principes démocrates, on passe à côté des personnes de la troisième catégorie, ceux qui se soucient d’abord de l’Autre avant de se demander comment ils pourraient être aimés davantage (moi-même étant loin d’être le moins égocentrique du  monde, je n’ai sans doute pas vraiment le droit de jeter la pierre). Mais il existe toutefois assez d’êtres sur Terre qui se soucient de l’affaire Selek et parviennent à être entendues : c’est le cas, entre autres, de ces personnes qui ont obtenu toute mon admiration, à moi qui ne fais pas de grandes actions – si ce n’est une bête signature au bas d’une pétition en ligne – pour avoir lancé des appels sur Internet aux adresses suivantes :

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