Le bruit du micro sur la table (on dirait le titre d’un film d’auteur français).

La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.”

Forrest Gump, Forrest Gump.

Le bruit du micro sur la table, c’est un peu comme ce bourdonnement qui vous indique que c’est la fin. Certains vous diront que c’est un message d’espoir. Et pourtant. L’espoir n’est-il pas seulement un joli concept humain? Un simple mot qu’on ne comprend pas trop finalement? Ce n’est donc pas un message d’espoir que je vous écris-là, les enfants, mais un message de vie.

Je m’adresse à vous sans avoir vraiment connu cette vie qui m’attend, ne l’ayant que frôlée du bout des doigts, timidement, maladroitement, mais on comprend vite à quoi s’attendre. Je m’adresse à vous ce soir dans l’espoir de vous aider à comprendre ce qu’est le bruit du micro sur la table.

Le bruit du micro sur la table, c’est ce moment où l’on abandonne tout. C’est ce moment où on baisse les bras. C’est ce moment où on finit par poser le micro sur la table, parce que dans notre main, il pèse trop lourd. Il pèse trop triste.

Je dirais que la vie est comme un de ces romans barbants qu’on vous oblige à lire au collège, il y a un début, plus ou moins heureux, et une fin, bonne ou mauvaise. Mais entre les deux se jouent des montagnes russes de la plus haute importance, même si elles peuvent paraître futiles.

Je ne parle pas ici de vie spirituelle, mais du temps qui se passe entre la naissance et la mort. Ce temps si précieux qui peut nous sembler éternel et qui pourtant ne tient qu’à un fil. Ce temps que chaque Homme sur la Terre a en commun, ce temps qui nous est amputé parfois. Le temps pour lequel on oublie de prendre temps.

Apprenez que tout est temporaire. Pleurez, hurlez. Mais ne vous laissez jamais abattre. Aucune vie n’est vide ni banale même si vous le souhaitez. Jamais vous n’en atteindrez l’apothéose car vous voudrez toujours plus. Toujours plus. N’oubliez jamais la fertilité de cette vie que vous tenez entre les mains. Elle n’est pas toujours si laide que ça et elle peut offrir tellement pour peu qu’on sache jouer avec elle. Ne la gâchez pas bêtement.

Je m’adresse à vous sans vous connaître pour vous prévenir de ce grand désordre qui vous attend. La vie n’est finalement qu’une dealeuse d’événements à saisir. Quels que soient les choix que vous faites, ne les regrettez en aucun cas car, même s’ils ne sont pas les bons sur le moment, ils vous aideront à grandir. Et c’est en grandissant que vous allez apprendre à être heureux.

Ne laissez pas s’échapper des détails importants, une note de musique, le bruit du papier froissé, le bruit du micro sur la table… Tout n’est qu’une question de principes, de mise en ordre cérébrale. Ne vous laissez pas aller, c’est vous qui contrôlez alors faites au plus pour être heureux. Prenez les choses en main.

Je m’adresse aux insomniaques, aux rêveurs, aux mélancoliques, aux combattants. Je m’adresse aux incapables. A ceux qui n’arrivent pas à finir d’écrire et ceux qui s’arrêtent en une phrase. Pour ne pas oublier ce petit espoir qui nous lie.

Image de couverture : Hartwig HKD

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