PUMBLE, ou le nouveau journal jeune.

Félicitation ! C’est un garçon ! On l’appellera… Pumble ! Un nouveau Journal jeune vient de naître (applaudissements) ! Le père? Axel Vincent qui, à tout juste 20 ans, vient de lancer son site. Pumble c’est, une fois de plus, l’illustration de la voix de la jeunesse, l’illustration d’un passionné voulant ajouter sa pierre à l’édifice du changement. C’est ce jeune homme que ce soir, j’ai eu la chance d’interviewer pour notre plus grand bonheur.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Axel Vincent, Je suis un étudiant en troisième année Science politique à la Roche sur Yon. J’ai 20 ans et j’habite dans la campagne, près de Cholet. Je suis curieux, et depuis le retour de mon Erasmus, j’ai très envie de m’engager dans de nouvelles aventures. D’une certaine manière, Pumble c’est la concrétisation d’un de mes nombreux projets pour l’année 2018.

Peux-tu nous expliquer ton projet en quelques mots ?

En réalité je suis seul, je n’ai pas de « journalistes » spécifiques, tout le monde peut me proposer des articles. Soit je demande des articles à des personnes qui me semblent vraiment intéressées sur des sujets particuliers et sur des sujets où ils sont engagés où on me propose des articles de manière spontanée. Pumble c’est une idée de longue date, j’en avais déjà parlé avec des potes l’année précédente, déjà quand j’étais au lycée j’avais fait un journal. Pumble est un journal collaboratif qui regroupe différentes sensibilités politiques, culturelles… J’ai voulu que chacun puisse apporter son avis pour que ce soit un espace de débat qui regroupe de gauche à droite. Enfin, Pumble n’a pas d’étiquette politique, en vérité je ne sais pas si le terme « journal » est un bon qualificatif, c’est juste un espace où les jeunes s’expriment, où il existe plein d’énergies, d’opinions, de volontés. Je veux qu’il suscite l’intérêt, qu’il éveille les consciences surtout chez les jeunes. C’est pour cela que je veux que ce soit un journal qui rassemble plusieurs opinions. Ça faisait longtemps que j’en avais envie et là c’était le bon moment.

Pourquoi « Pumble » ?

Effectivement, ça parait un peu bizarre comme ça, il n’y a pas de signification, au départ ça vient de l’anglais « Rumble » qui veut dire « grondement ». Je voulais un nom assez original pour que tout le monde puisse s’y représenter. D’ailleurs, beaucoup de gens sont venus me voir par rapport à ça et pour comprendre la signification, ça semble avoir marqué les esprits.

Comment t’es venu l’envie de créer ce journal ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure, j’en avais créé un au lycée (à cette époque j’avais envie d’être journaliste), j’écrivais des petits articles, mais je n’ai jamais rien publié. Je l’avais appelé le « Journal des news ». En 2ème année de licence je me suis dit « pourquoi pas réitérer l’expérience en allant jusqu’au bout ? ». J’ai un ami qui a créé un petit site photo et qui m’a parlé de WordPress. Je me suis lancé.

Je voulais faire quelque chose de mon année. Je n’aime pas trop le système universitaire et quand je suis parti en Erasmus, ça m’a donné l’envie de créer Pumble et de me lancer dans des projets.

Pourquoi faire un journal aujourd’hui ?

Il semble que les jeunes, particulièrement les étudiants, lisent moins. Il faut que l’information soit brève (Twitter…). Et c’est parce que certains jeunes sont désintéressés qu’il faut qu’on écrive sur des sujets qui nous touchent : l’environnement, les nouvelles technologies, le sytème universitaire, les inégalités… Comme je suis étudiant, d’autres étudiants lisent et réagissent aux articles. Pumble c’est aussi un journal dissident, aujourd’hui, on n’a pas vraiment de clivages importants dans les journaux traditionnels, la source d’information reste toujours la même et son traitement est globalement le même. Donc un petit journal critique comme Pumble permet de mettre en lumière des sujets qui sont super importants.

Est-ce une manière de s’engager selon toi ?

Oui. Avant je pensais qu’un journal devait privilégier l’information mais maintenant je remarque que le journal doit aussi être un journal d’opinion parce qu’il faut traiter l’information, l’expliquer. Il faut laisser la parole à la jeunesse, quels que soient les parties pris.

Nous sommes dans une société où tout doit aller très vite, on vit dans une surconsommation permanente, les gens en général n’achètent que des magazines qui se lisent vite et qui sont facile à lire et qui ne demandent pas de réflexion, n’as-tu pas peur que ton journal n’intéresse pas ?

Je pense que c’est défaitiste. Mon Erasmus m’a donné envie de faire des choses et d’être plus positif. Certes, les gens veulent que ça aille vite et parfois demandent des sujets légers. Le journal que j’ai créé est une réponse à cela : susciter la curiosité, parler de sujet de fond. Les gens qui me connaissent (ça peut paraitre un peu prétentieux mais ce n’est pas le but) vont lire les articles et me faire des retours alors qu’auparavant ils n’auraient pas forcément ouvert un journal. Pour ceux qui n’ont pas cette curiosité… Tant pis.

As-tu des ambitions spéciales pour Pumble ?

J’aurais tendance à dire non, mais je pense qu’on a toujours des ambitions pour les projets que l’on porte. J’aimerais qu’il soit lu, que les gens commentent, débattent… L’ambition serait d’éveiller les personnes qui s’intéressent peu à l’actualité.

As-tu un projet particulier pour le futur ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure, je voulais devenir journaliste, mais aujourd’hui, avec le recul, ça m’intéresse moins. En ce moment je travaille avec le Fuz’yon (une salle de concert à la Roche sur Yon) et je trouve ça génial. Alors pourquoi ne pas travailler dans la culture, les liens entre politique et culture me passionnent !

Y a-t-il une personne que tu admires ?

Il y a plein de monde que j’aime beaucoup ! Je trouve qu’Élise Lucet est particulièrement intéressante. Elle réinvente le journalisme français par sa pugnacité même si elle devient parfois le juge de l’opinion publique. J’aime beaucoup le cinéma de Xavier Dolan. Pour moi, il représente la jeunesse, le goût de l’effort et le perfectionnisme. Dans le monde actuel, où tout le monde est très pessimiste, il a cette phrase que j’apprécie particulièrement : “tout est possible à celui qui ose, rêve, travail et n’abandonne jamais”. Ça paraît bête et pourtant je trouve ça bien de lutter contre les déterminismes.

Un conseil à donner aux jeunes qui veulent se lancer dans un projet ?

Je ne sais pas trop si je peux donner des conseils à mon niveau mais je dirais de ne pas trop réfléchir avant de se lancer et être soi-même. La jeunesse doit être libre, dire ce qu’elle veut et ce qu’elle pense sans concessions.

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