Mai 68, testament de jeunes acharnés

Telle une prostituée battant les rues, un dessin qui montre un jeune et son meilleur ami, bulletin de vote et compagnon de la colère, le pavé. Dans le souffle encore frais de ce début de printemps, les moutons révoltés haussent la voix. D’abord étudiants, puis ouvriers, puis utopistes. La société de consommation peut aller se coucher. Le mécontentement du monde gronde pour les futures générations. Les idées de refus qui parfois frôlent nos pensées ont explosé, en ces jours de mai 1968. Flash-back. Partisans à la fois de la vie meilleure et de la gauche, la contestation née de leur dégoût. On voit, aidés de professeurs, des étudiants qui « squattent » les universités mises en grève pour contester le système de recrutement des professeurs de faculté. On voit, dans le feu des événements rallumés par un souffle de souffre, des ouvriers mécontents qui eux manifestent pour accuser la société et l’autorité, accuser leur trop petit salaire et les conditions de travail. Alors que la France sort des trente glorieuses, il reste beaucoup de chômage… En bref, il y a 500 000 chômeurs au compteur. Beaucoup trop pour un pays qui se proclame haut et fort un pays développé. De quoi déclencher la colère du peuple, de quoi déclencher le moteur de la contestation de mai 68. L’injustice même fait trembler les usines.

Les affrontements sont rudes. Quatre personnes en paient le prix. Le prix pour une vie meilleure. Le prix d’un pavé. Le prix de l’expression. Philippe Mathérion, Gilles Tautin, Pierre Beylot et Henri Blanchet. L’Euphorie du quartier Latin est à son paroxysme et finit par remonter aux oreilles du pouvoir politique. Le Président De Gaulle, de sa vieille main de « sauveur de France », dissout l’Assemblée Nationale. La Sorbonne est évacuée. La vie reprend son cour dans la rumeur des esprits changés. Les éclats de pavés restent ancrés dans leur cœurs tandis que nous, jeunes ambitieux, rêvons parfois.

« Soyez réalistes, demandez l’impossible. ».

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