Comment gagner de l’argent sans travailler (et vive les titres putacliques)

Ou sinon à la fin de la saison 7 de Game of thrones… Nan c’est bon CALMEZ-VOUS. Pas que le Trône de fer ne nous intéresse pas, mais ici il ne nous intéressera pas plus que le débat pain au chocolat vs chocolatine (et j’insiste, vraiment, arrêtez, pitié, pour le bien de l’intelligence humaine…). Oui bon bref alors, que dire ? Dans un souffle un peu trop court, il existe bien des façons de prendre sa vie en main. Mais je pense que tout le monde, et à tous les moments de la vie, passe par cette phase où l’on est bloqué dans des dilemmes des plus malhonnêtes pour la santé mentale. Vous savez, c’est ce moment où vous avez peur du fait que si vous suiviez tel chemin, vous risquez de passer à côté du bonheur, de grandes opportunités ; et si vous décidez de prendre l’autre chemin de même… Ce moment, par exemple, où vous devez décider de choisir entre ce qui vous rend heureuse aujourd’hui mais qui ne vous assure pas l’avenir, et ce qui vous torture aujourd’hui mais que, si vous souffrez suffisamment, vous assurera le bonheur plus tard. Mais quel que soit le choix, vous finirez accablé de regrets, ce genre de regrets de la vie que l’on aurait pu éviter si l’on avait fait d’autres choix. Quand on n’a pas de vocation, d’ambition particulière, le choix de son avenir peut extrêmement, et je n’exagère pas, terroriser. Comme un ballet de Tchaïkovski, rien de pire qu’un pas de travers pour en gâcher la beauté et tout déstabiliser, c’est pourquoi les amateurs ne s’y frottent pas. Pourtant, tout se rattrape  : « rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme » affirmera Lavoisier. Et si nous devons considérer l’étude de l’Homme comme une science, alors nous plaçons nos espoirs dans tout. Et c’est bien, car c’est vrai. On ne naît pas « nul », on ne naît pas « sans talent », on ne naît pas « cancre ». Le « talent » ne se cantonne pas à ce que l’on nous apprend mécaniquement à l’école. Le « talent » serait la combinaison de l’envie et du travail, c’est pourquoi on ne naît pas « talentueux », on le devient. Alors n’est-il pas temps de casser les codes d’une scolarité parfaite pour s’ouvrir à d’autres moyens d’être heureux ? Certain l’ose pourtant, mais la vie est difficile quand la majorité dénigre la minorité des rêveurs, les révoltés, les utopistes. Se battre pour ce que l’on veut vraiment ou faire plaisir à papa et maman par amour ? Tant de questions absurdes mais qui finalement ne le sont pas tellement. Parce que ne pas avoir le soutien des personnes que l’on veut rendre fières, c’est comme être amputé d’un morceau de cœur. Alors on bosse avec nos entrailles, la boule au ventre, la gorge serrée en souvenir de nos rêves d’enfance, puis l’on se conduira de la même manière avec nos enfants, qui eux même regarderont s’envoler leurs rêves. Ce n’est de la faute de personne puisqu’aujourd’hui, seules les études gratifiantes offrent le moyen de ne pas vivre dans la rue. Du moins c’est ce que l’on implante dans la tête de chacun sans prendre en considération ce en quoi il est bon (et je ne dénigre en aucun cas les études, je dis seulement que ce n’est pas forcément fait pour tout le monde). Alors à un cancre on se contentera de lui faire croire qu’il a un problème et que s’il ne met pas les « bouchés doubles », il n’y arrivera jamais.

 

Quelle que soit la manière dont on s’y prend pour l’être, être heureux ne doit pas être tabou, et il faut s’accrocher à ce bonheur tant qu’il fonctionne. Quoi que disent les imbéciles intelligents. Comme le disait Camus, « le bonheur après tout est une activité originale aujourd’hui. La preuve est qu’on a tendance à se cacher pour l’exercer, à y voir une sorte de balais-rose dont il faut s’excuser. […] Le bonheur aujourd’hui c’est comme le crime de droit commun : n’avouez pas, jamais. Ne dites pas, comme ça, sans penser à mal, ingénument « je suis heureux ». Car aussitôt, vous verriez autours de vous sur des lèvres retroussées votre condamnation : « Ah vous êtes heureux mon garçon, et que faites-vous des orphelins du Cachemire ? Ou des lépreux de la Nouvelle-Zélande qui ne sont pas heureux, eux, comme vous dites. » […] Et aussitôt, nous voilà triste comme des cure-dents. Pourtant moi, j’ai plutôt l’impression qu’il faut être fort et heureux pour bien aider les gens dans le malheur. Celui qui traîne sa vie et succombe sous son propre poids ne peut aider personne. Celui au contraire qui se domine, et qui domine sa vie, celui-là peut être vraiment généreux et donner efficacement. ».

Comment grandir avec l’ambition d’être heureux quand l’on ne nous apprend pas à parler de notre bonheur ? Comment un enfant peut-il devenir pleinement heureux si les parents ne lui montrent pas et ne lui parlent pas du terme « bonheur » et « heureux ». Il ne suffit pas d’une bonne éducation et d’un métier trop parfait dans un moule lisse pour être heureux. Il faut bien plus. Nous ne sommes pas des machines mais des êtres humains que les philosophes ont distingué de l’animal grâce à la raison. La raison qui permet de penser le bonheur et la façon d’y accéder. Ce n’est pas seul mais en groupe que l’Humain peut accéder au bonheur, il est donc primordial de faire attention au bonheur de l’autre qui lui devra faire de même pour nous. Si l’on comprend les dits de Camus, il faut être heureux et s’affirmer dans ce bonheur pour résoudre les problèmes du monde.

 

Image de couverture : © Jorge Laranjo 

 

 

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