Au Venezuela, les gens meurent de faim

 Alors que certains Français se battent pour une réduction sur un pot de Nutella, le Venezuela connait une véritable descente aux enfers. Dans ce pays pétrolier qui possède des richesses immenses, tout est en train de s’écrouler, que ce soit la démocratie, l’économie ou la santé du peuple.

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Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • La production de pétrole a baissé de 4 millions de barils par jour à 2 millions
  • 300 milliards de dollars sont partis en fumée à cause de la corruption
  • L’hyperinflation a dépassé 2 610 % en 2017
  • 48,4% des habitants vivants en dessous du seuil de pauvreté
  • Un kilo de poulet coûte aujourd’hui un huitième du salaire minimum et il faut environ 19 Smics à une famille pour se procurer le panier alimentaire le plus basique.
  • Trois quarts de la population a perdu plus de neuf kilos par habitant
  • 28 décès par jour à cause de la malnutrition

   L’économie vénézuélienne, très touchée par la baisse passée des cours du pétrole, la corruption, le dysfonctionnement des institutions, est donc en pleine déroute.

    Un appel humanitaire a été lancé par l’Eglise catholique et les chancelleries occidentales, pour faire parvenir aux Vénézuéliens dans le besoin, des aliments et des médicaments de moins en moins accessibles. Le régime chaviste –  se rapprochant de plus en plus d’un régime dictatorial – refuse car il ne veut pas reconnaître son échec et l’ingérence dont il fait preuve face à ce pays plongé dans la misère.

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Le président Nicolas Maduro

   Confronté à cette situation, quelle solution le « président » Nicolas Maduro propose -t-il ? La seule réponse fournie est le « plan lapin » qui consiste à développer l’élevage de ce rongeur, et pousser les habitants à en manger. Cette solution parait bien sûr absurde à long terme, et ne représente pas une réelle solution. Henrique Capriles, gouverneur d’État et deux fois candidat à l’élection présidentielle pour l’opposition a lui aussi été surpris de ce plan et a déclaré « Êtes-vous sérieux ? Vous voulez vraiment que les gens commencent à élever des lapins pour résoudre le problème de la faim dans notre pays

   Alors que le gouvernement se renferme et va même jusqu’à nier l’existence de la crise, les enfants meurent de faim et l’on voit apparaître de rares cas de cannibalisme. Les habitants gagnent de moins en moins et tout coûte de plus en plus cher, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont été nombreux à aller manifester le 19 avril 2017. Mais les conséquences de cette manifestation censée être pacifique ont été désastreuses, deux personnes sont mortes, probablement tuées par l’armée à qui Nicolas Maduro avait ordonné de patrouiller pour « défendre la moralité » et lutter « contre les personnes qui trahissent leur patrie », beaucoup d’autres furent blessés et arrêtés. En plus  d’avoir énormément de mal à trouver 2 kilos de riz, ou à se procurer des médicaments, les gens vivent maintenant avec la peur de sortir dans les rues. Bien que le recours à la violence et la répression ne soit pas un phénomène nouveau au Venezuela, elle est de trop dans un pays ou exprimer son opinion est la seule chose que peuvent encore faire les Vénézuéliens.

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Le Venezuela en crise

Pourtant Nicolas Maduro continue d’affirmer que le Venezuela est un pays « en paix » où les gens reçoivent des aliments par des camions du gouvernement, que les enfants ne s’évanouissent pas en cours à cause du fait qu’ils n’aient rien manger, les hôpitaux sont bien approvisionnés et les patients sont parfaitement pris en charge dans les meilleures conditions. Mais la réalité n’est pas là, d’après Marcos Gomez, directeur d’Amnesty International au Venezuela : « Le Venezuela dans lequel je me réveille, comme des millions d’autres personnes, chaque matin est un labyrinthe dans lequel acheter des produits les plus essentiels est devenu une lutte quasiment impossible »

Il serait peut-être donc temps pour l’Etat et les médias français de se préoccuper de cette situation plus qu’urgente, et surtout d’agir… Car en plus de s’enfoncer dans une grave crise, ce régime est en train de dangereusement se transformer en une dictature, ce qui ne risque pas d’arranger le cercle vicieux dans lequel le Venezuela s’enfonce un peu plus chaque jour.

Image de couverture : © FEDERICO PARRA

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