Cuy péruvien VS Chocolat : que choisir ?

Le Pérou, ahh le Pérou, avec ses montagnes, ses monuments historiquement somptueux, ses civilisations ancestrales, sa culture si riche et…ses cuys. Oui, vous avez bien entendu. Si, après la lecture du titre, vous voyez bien le lien entre le Pérou et le chocolat, vous avez eu peut-être un peu plus de mal à saisir le lien entre ce pays et le cuy. Ne vous inquiétez pas, à la fin de cet article, vous saurez tout sur les cuys, vous ne pourrez plus vous en passer. Si si, vous allez voir.

Premièrement, une petite description de ces délicieux mets s’impose. Commençons par le plus évident, le chocolat. Le chocolat, aliment formé à partir de la fève de cacao, est produit en mélangeant de la pâte de cacao, du beurre de cacao et du sucre, comme ingrédients de base. A ceux-ci peuvent s’ajouter des produits divers et variés, qui donnent des saveurs et des goûts différents à chaque tablette de chocolat que l’on ingurgite tels des affamés. Il a commencé à être produit, au début sous sa forme liquide, entre le XIVème et le XIème siècle avant J.-C., dans l’Amérique centrale et du Sud. D’où le lien avec le Pérou. Si si, il y a un sens à tout cela, vous allez voir.

Nous en venons donc à ce que vous attendez tous, au cuy! Vous savez pas encore ce que c’est, mais je sais que vous l’aimez déjà. En quoi cela consiste donc ? Et bien, tout simplement, d’un cochon d’Inde frit ! Oui oui, vous avez bien entendu ! Un cochon d’Inde frit ! Qui plus est, généralement servi entier, avec comme accompagnement quelques petites pommes de terre ou du maïs. Ce met qui, vous en conviendrez, vous a littéralement fait baver, est donc particulièrement apprécié au Pérou.

Mais, imaginons, dans un monde parallèle, que vous vous retrouviez sur une île déserte et que, pour survivre, vous ayez le choix entre un cuy et une tablette de chocolat…Quel serait votre choix ? Compliqué, n’est-ce pas ? Aussi dur que de choisir entre Marion-Maréchal Le Pen et son grand-père, non ? Et bien, pour faire partir ces doutes incongrus de votre tête, pour que vous puissiez enfin revivre, nous allons lever ce voile. Comparons ensemble ces deux aliments de premier choix.

Donc, le chocolat, c’est sucré (sauf si vous êtes un grand malade et que vous prenez du 99%, dans ce cas, respect). Or, le sucre, c’est bon. Et le sucre, ça apport de l’énergie. Premier point pour le chocolat.

SAUF que, le cuy, lui, a un atout de taille à faire valoir. Le GRAS. Oui, le gras mesdames messieurs. Or, quoi de mieux qu’un bon plat frit, surtout quand il s’agit d’un petit cochon d’Inde trop mignon ? Non seulement ce plat sera votre aliment, ça sera aussi votre animal de compagnie. Le cochon d’Inde marque deux points.

Mais ATTENTION, le chocolat n’a pas dit son dernier mot. Le chocolat, on le sait, apporte une énergie incroyable à celui qui en consomme, il pourra vous faire tenir sur une île déserte. Le cuy, lui, risquerait plus de vous caler comme un repas à volonté chez le restaurant chinois du coin. Après ça, vous serez probablement en PLS toute la journée. Pas idéal pour appeler les secours et se construire une embarcation de fortune. Le chocolat recolle au score.

Le cuy ne lâche rien pour autant. En effet, normalement, île déserte = tropiques = chaud, très chaud. Or, que fait le chocolat quand il fait chaud ? Et bien il fond ! Et là, vous n’aurez aucun moyen de vous en servir pour faire des gâteaux, ni pour quoi que ce soit d’ autre d’ailleurs. Il risque juste de dégouliner et vous allez lécher le sol pendant des heures pour récupérer tout ce qui est tombé quand vous avez innocemment ouvert la plaquette. Le cuy, lui, après une bonne friture, présentera une résistance à la chaleur bien plus importante. Au contraire, il dorera encore plus et croustillera sous vos dents. Un vrai délice. Le cuy repasse en tête.

Vous croyez que c’en était fini, que le cuy allait l’emporter haut la main. C’était sans compter sur le pouvoir de persuasion du chocolat. C’est à ce moment-là qu’il vous fait les yeux doux, en vous rappelant que LUI, il a été produit dans de bonnes conditions, respectueuses de la nature (il s’agit d’un chocolat bio et équitable, vous auriez pu le deviner quand même), alors que le cuy, c’est juste un petit cochon d’Inde qui se baladait tranquillement dans une prairie avant d’être tué et cuit. Et là, rien à dire, le chocolat mérite un point supplémentaire.

Vous le voyez bien, nous ne pouvons départager ces deux mets succulents. Le chocolat, le cuy, le cuy, le chocolat…chacun présente des avantages, chacun présente des inconvénients. On ne peut pas se décider. Alors je vous invite, tel un François Fillon ou un Jérôme Cahuzac de la première heure, à tricher. Prenez votre tablette de chocolat, et cachez-là dans votre slip (c’est tout ce qu’il vous reste). Prenez ensuite votre cuy innocemment, tel un petit chaperon rouge des îles, dites que vous n’avez AUCUNE IDEE d’où a bien pu passer le chocolat en faisant votre regard de séducteur/trice, puis marchez lentement vers un cachette. Une fois que vous y êtes, sortez votre tablette de chocolat de votre slip. Puis ouvrez-là. Le chocolat a complètement fondu. MERDE, vous diriez-vous. Mais non. Tout va bien, très bien. Badigeonnez le cuy frit de chocolat à l’aide de vos petits doigts de fée, et puis le tour est joué. Grâce à votre inventivité, à votre génie, un nouveau plat vient d’être inventé. Vous croquez dedans, c’est l’extase, l’orgasme gustatif, vous êtes aux anges. Le cuy au chocolat, voici un plat qui va marquer l’Histoire.

Et puis, comme le dit un grand auteur, poète et journaliste de notre époque, “Il vaut toujours mieux manger un cuy au chocolat qu’une cuy au chocolat.”

 

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