70

70

L’heure la plus sombre

Dans l’abîme de ma conscience

Mal est fait

Amour disparaît

Écrire comme Rimbaud

Ou mourir incompris

Dans la musique ivrogne

Des bras d’un amoureux

Un élastique sur les veines

Serrant comme tes larmes

Salées comme mes vagues

Comme si on avait oublié

Les souvenirs de la beauté

Seule avec son portable

Dans la peur que cela se sache

Clope au bec et plumes hérissés

Sombre comme un Maldoror

Attendant comme une Marguerite

Séchant sous le soleil brûlant

Ta peau en infusant la chaleur

Pour retarder le froid de sa mort

S’inspirant de ses contemporain

Chaude comme l’encens qui brûle doucement

Se croyant. Poète.

En attendant le futur de son bonheur

Espérant comme un cliché

Que l’espoir revienne

Perdu dans les tréfonds de leurs Skatepark

La boule au ventre

Des doigts qui déraillent

Sur les feuilles fanées de nos poumons

Pour mieux croire en la feuille repoussant

Espérant pouvoir renaître de ses cendres

L’adrénaline de ses veines

Ressentant sous les cordes gémissantes

Croyant encore et toujours

Pour une personne bien trop importante

Pour un destin changé

Et un Karma trop tôt tombé

Sous la peur qui tangue

Et plonge dans l’écume blanche

d’un bonheur écrasé par trop d’amour

D’une estime haute portée pour une vie changée

Les bras engourdis par la panique sale

La tête ne voyant plus

Attendant la fin d’un poème trop long

Pour le cœur fragile d’un enfant

Trois citations pour paraître intelligent

Les doigts toujours vibrant

Pianotant l’apocalypse

Trois de plus et s’allonge

Vomissant la haine du monde

Essayant de vivre mais oubliant les autres

Si spécial mais l’empêchant

De s’accomplir pour mieux paraître

Croyant en un don qui n’amène que l’enfer

Tournant sous la musique d’un carroussel

Voyant les visage flous

Les paysage défiler

Vite et moches

Comme nos vieille soirées d’antan

Où l’alcool collé au sol

Sous nos semelles abimées

Attendant juste la fin de ce poème

Depuis longtemps en lambeaux

Comme une pénitence sur feuille blanche

Un péché d’orgueil pour l’écrivain en transe

A peine perceptible dans un monde d’hystérie

D’extase et d’extasie

L’ébullition de la réussite

Amour si peu important parti à l’envolé

Comme un ballon gonflé à l’hélium

Gonflé de regrets

Idée de perdre

Idée folle de la nuit

Pratiquant les arts martiaux sur notre esprit

2 réflexions sur “70

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