Everybody knows : de la bande annonce au film

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Certains films feraient mieux d’exister uniquement sous forme de bande annonce. Ces bandes annonces prometteuses qui cachent en général un film bien pâle, injustement acclamé par la critique, sont porteuses d’un mensonge : ce film sera beau, les acteurs seront bons, vous resterez rêveurs devant le générique.

Everybody Knows, d’Asghar Farhadi, est d’autant plus décevant que la première moitié du film captive le spectateur. Il se complaît dans la vision d’une campagne espagnole, joliment éclairée ; les préparatifs du mariage l’excitent. La scène d’ouverture, très belle, promet un film agréable : à l’intérieur d’un vieux clocher, baigné de lumière, des oiseaux volettent, les cloches sonnent…

Mais cette première partie est bien courte. Dès le début de l’intrigue, quelque chose ne va pas. L’histoire devient grotesque, invraisemblable ; le cadre bouge trop et pour pas grand chose. On attend toujours le moment où le film basculera, mais il ne vient pas, et on reste perplexe devant l’écran.

Cependant, on ne s’ennuie pas, sûrement grâce aux acteurs qui portent véritablement le film, ce qui est déjà bien : le film qui ennuie est plus terrible encore que celui qui déçoit.

 

 

 

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