Les débuts de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil

La campagne électorale pour les dernières élections présidentielles brésiliennes a été marquée par la tendance générale à l’agressivité et aux dérapages d’un ancien capitaine d’infanterie de 63 ans, à travers notamment des prises de position controversées sur des thèmes tels que l’homosexualité ou encore pour avoir tenu des propos racistes et misogynes. Il s’agit de Jair Bolsonaro, le candidat du Parti Social-libéral, à l’idéologie située à l’extrême-droite de l’échiquier politique brésilien. Cet homme est souvent qualifié de nostalgique de la dictature militaire qui a sévi de 1964 à 1985 au Brésil. Jair Bolsonaro a remporté le second tour des élections le 28 octobre avec 55,1 % des voix face au candidat du Parti des Travailleurs (centre gauche), Fernando Haddad, à l’issue d’une campagne tumultueuse, caractérisée par l’invalidation par la justice de la candidature du populaire Luiz Inácio Lula da Silva, candidat initial du Parti des Travailleurs et président de 2003 à 2013. En outre, l’attaque au poignard de Jair Bolsonaro, perpétrée par un militant d’extrême-gauche lors d’un meeting, lui a conféré un statut de martyr, un temps d’audience décuplé dans les médias ainsi qu’un prétexte lui ayant permis de fuir les principaux débat télévisés avec les autres candidats en alléguant des raisons médicales.
Jair Bolsonaro, figure du populisme d’extrême-droite à la brésilienne, s’est fait élire sur un programme anti-système, nationaliste et conservationniste, mais surtout anti-corruption (elle gangrène le pays depuis des années : Dilma Rousseff a ainsi été destituée en 2016 et Lula emprisonné en 2018) et ultra-sécuritaire (les taux de criminalité et d’homicides sont particulièrement alarmants au Brésil, un pays pourtant en paix). Enfin, à la différence de la majorité des partis populistes européens, Jair Bolsonaro défend une politique ultra-libérale.

Luiz Inácio Lula da Silva e Dilma Rousseff, ex-presidentes do Brasil pelo Partido dos Trabalhadores (PT)
Dilma Rousseff & Lula – Capture d’écran 


Depuis son investiture le 1er janvier 2019, quel bilan peut-on dresser de la présidence Bolsonaro au Brésil ?


Le 7 octobre 2018 se sont tenues les élections générales brésiliennes, c’est-à-dire non seulement le premier tour de l’élection présidentielle mais également les élections parlementaires. Ces dernières, caractérisées par un scrutin proportionnel plurinominal, rendent quasiment impossible l’obtention d’une majorité à la Chambre des Députés.
À l’issue du scrutin, le Parti Social-libéral de Jair Bolsonaro est devenu le deuxième parti le plus représenté à la chambre basse du Parlement avec 52 sièges sur 513, devancé de peu par le Parti des Travailleurs doté de 54 sièges.
Bien qu’aux élections législatives précédentes le Parti Social-libéral n’ait obtenu qu’un unique siège, son pouvoir inédit demeure toutefois relatif. En effet, si, avec le Parti des Travailleurs, il domine assez largement la Chambre, par ailleurs morcelée entre 30 partis différents, l’action du président du Brésil n’en demeure pas moins restreinte par cette chambre sur laquelle il ne possède pas l’influence qu’il pourrait souhaiter. Quant au Sénat, seuls quatre sénateurs sur 81 y représentent le Parti Social-libéral. Ainsi, à l’instar de Donald Trump aux États-Unis depuis les élections américaines de mi-mandat de novembre 2018, le « Trump tropical », comme on le surnomme, n’est pas en mesure de concrétiser à l’envi ses promesses de campagne du fait d’un pouvoir législatif qui n’est acquis ni à l’un ni à l’autre de ces deux dirigeants des États les plus peuplés du continent américain.

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Paulo Guedes

Le gouvernement constitué par Jair Bolsonaro compte plus de militaires que celui du général Castelo Branco en 1964 lors de sa prise de pouvoir par un coup d’État.
Une de ses figures les plus marquantes en est le super-ministre de l’économie Paulo Guedes, parfois qualifié de « Chicago boy » du fait de sa formation à l’école de Chicago, ultra-libérale. Très proche du président, il est à la tête du regroupement inédit des anciens ministères de l’économie, des finances, de la planification, de l’industrie et du commerce extérieur.
L’autre personnalité incontournable de ce nouveau gouvernement est sans doute Sergio Moro, ancien juge anti-corruption auréolé de gloire pour sa responsabilité dans la première condamnation de l’ancien président Lula. Sergio Moro a participé au démantèlement du tentaculaire système de pots-de-vin ayant permis l’obtention de marchés publics impliquant le géant brésilien de BTP Odebrecht ainsi que de très nombreux politiciens et hommes d’affaires de pays latino-américains et même africains. Jair Bolsonaro a ainsi offert le poste de super-ministre de la justice et de la sécurité publique à cet homme qui a joué un rôle crucial dans son accession au pouvoir.
Dès la première réunion ministérielle, le chef du gouvernement, Onyx Lorenzoni, n’a pas laissé de doute sur la ligne qu’il avait l’intention de suivre en exprimant son ambition de limoger des contractuels de l’administration publique : l’objectif, assumé, est le nettoyage du pays des idéologies socialiste et communiste auxquelles s’oppose farouchement Jair Bolsonaro.

Autre considération qui en dit long : dans le gouvernement de Bolsonaro, on compte 20 hommes pour 2 femmes. La ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’Homme, la pasteur évangélique Damares Alves, se positionne d’ailleurs contre le droit à l’avortement hors des cas très précis délimités par la loi (lorsque que la vie de la mère est en danger, que la grossesse résulte d’un viol ou que l’enfant a un risque de malformation).
Le machisme est profondément ancré dans la société brésilienne : une femme âgée de plus de 16 ans sur trois déclare avoir été au moins une fois victime de violence au cours de l’année 2016, selon une étude de l’institut Datafolha. Les inégalités salariales demeurent très conséquentes. Et le progrès ne semble pas en bonne voie avec Jair Bolsonaro au pouvoir…

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Sergio Moro



Sur le plan diplomatique, le rejet du multilatéralisme par Jair Bolsonaro constitue un point majeur de convergence avec la politique de Donald Trump. Le président brésilien nouvellement investi a pour volonté, explicitée dans son programme, de nouer des relations privilégiées avec trois pays en particulier : les États-Unis, Israël et l’Italie.

Jair Bolsonaro a initié en mars une série de visites officielles. Il a tout d’abord rencontré le président américain Donald Trump qui lui a promis
de faire du Brésil un allié stratégique de premier plan voire de le faire entrer dans l’Otan. Il a affirmé qu’il entendait également promouvoir la candidature du Brésil auprès de l’OCDE.
Jair Bolsonaro a de son côté manifesté sa volonté de s’aligner sur les positions de Washington en matière de politique étrangère. Une partie du gouvernement brésilien s’est d’ailleurs récemment déclarée favorable à une intervention au Venezuela, soutenant ainsi les mouvements putschistes de Donald Trump et l’impérialisme américain.

Il a par la suite rompu avec la tradition selon laquelle la première visite officielle d’un président brésilien nouvellement élu dans un pays sud-américain est rendue à l’Argentine voisine. Jair Bolsonaro, admirateur déclaré du dictateur Augusto Pinochet ayant fait régner la terreur sur le Chili de 1974 à 1990, a en effet choisi d’aller dans ce pays au lendemain de sa visite à Donald Trump. La politique étrangère chilienne se caractérise par son ancrage dans une tradition de relations bilatérales et Chili est considéré comme un modèle de réussite économique par Paulo Guedes, ministre de l’économie : tout pour plaire à Jair Bolsonaro, donc.
Cette visite a été l’occasion d’annoncer à Santiago avec le président Sebastian Piñera la création d’un nouveau groupe de coopération en Amérique du Sud, le Prosur, visant à mettre en œuvre des projets de développement transfrontaliers.
L’Unasur, associé à l’ère des gouvernements de gauche au Brésil serait ainsi définitivement relégué au placard, après avoir été fortement affaibli par la suspension de la participation du Brésil, du Chili, de la Colombie, du Paraguay et du Pérou et par le retrait définitif de l’Argentine, de la Colombie et de l’Équateur. En cause : le manque de résultats concrets de l’organisation du fait d’une bureaucratie particulièrement lourde.

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Signature du Prosur  à Santiago le 22 mars – Alberto Valdes / efe / sipa


D’autre part, afin de donner satisfaction à la forte communauté évangélique à laquelle plus de 30 % de la population brésilienne appartient aujourd’hui, Jair Bolsonaro a manifesté durant sa campagne électorale son soutien à l’État d’Israël. Il est même allé jusqu’à affirmer qu’il transférerait l’ambassade brésilienne de Tel-Aviv à Jérusalem s’il était élu, de façon à reconnaître cette ville sainte comme la capitale de l’État hébreu.
Toutefois, ironie du sort, il s’avère que le Brésil est le premier exportateur dans le monde musulman, en particulier grâce à la viande halal qu’il produit dans des proportions industrielles. Ce leadership représente un bénéfice considérable pour l’économie brésilienne et il apparaît difficile, dans ces conditions, d’entrer en conflit frontal avec le groupe que forment 22 pays arabes. Les conseillers économiques de Jair Bolsonaro ainsi que le puissant lobby agroalimentaire brésilien s’y opposent d’ailleurs fermement, craignant des représailles commerciales.
En conséquence, lors de sa visite en Israël début avril, le président brésilien s’est en définitive contenté d’annoncer l’ouverture d’un « bureau diplomatique » à Jérusalem et d’exprimer son souhait d’intensifier les relations entre le Brésil et Israël.

Par ailleurs, en tant que défenseur d’une politique ultra-nationaliste, Jair Bolsonaro refuse de signer le pacte de Marrakech sur les migrations. Force est néanmoins de constater que davantage de Brésiliens vivent hors du Brésil qu’au sein du pays même…

Le président brésilien Jair Bolsonaro au Mur des Lamentations à Jérusalem, en compagnie du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le 1er avril 2019.
Le président brésilien Jair Bolsonaro au Mur des Lamentations à Jérusalem, en compagnie du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le 1er avril 2019.
 afp.com/Menahem KAHANA


Dans le domaine de l’économie, l’orientation ultralibérale de Jair Bolsonaro se confirme et les investisseurs affluent au Brésil. Ici en divergence avec la politique de protectionnisme prônée par Donald Trump aux États-Unis, l’ambition du président du Brésil est une large ouverture de son pays au commerce international. Sa recherche de partenaires bilatéraux va dans ce sens et la réduction de taux d’importations et de barrières non tarifaires est en cours.
La réduction du déficit public, dont l’ampleur est rejetée sur l’action du Parti des Travailleurs, est un point essentiel de la politique économique que l’exécutif entend mener. Dans son programme, Jair Bolsonaro projette une réduction de 20 % du volume de la dette via, entre autres, des privatisations ou des capitalisations de la majorité des entreprises publiques.
Enfin, la fiscalité est en cours de réforme, de même que le programme « Bolsa familia », œuvre de Lula fournissant une aide précieuse aux familles aux revenus modestes. Jair Bolsonaro souhaite rehausser le revenu minimal perçu par les ménages en difficulté. Quant à la réforme des retraites, elle n’est pas encore initiée du fait de son poids social conséquent et de son impopularité. Elle est cependant jugée impérative pour le redressement des comptes publics : la croissance démographique a considérablement régressé du fait d’un taux de fécondité plus faible, ce qui induit un vieillissement de la population rendant trop difficile à appliquer une politique telle que celle en place, très généreuse à l’égard des retraités. Un système de retraite par capitalisation est ainsi préconisé par Jair Bolsonaro.

Par ailleurs, la posture ultra-sécuritaire du président du Brésil face à la criminalité s’est d’ores et déjà concrétisée par la signature d’un décret apportant des modifications visant à assouplir le « statut du désarmement » de 2003, qui dressait de nombreuses barrières administratives à la détention d’armes.
Jair Bolsonaro s’est également exprimé à plusieurs reprises en faveur du port d’armes en dehors du domicile dans une perspective de défense individuelle. Sept morts sur dix sont pourtant provoqués par une arme à feu au Brésil, et l’exemple des États-Unis où les tueries de masse ne sont pas rares et où le taux d’homicides est particulièrement élevé n’enjoint pas à lui emboîter le pas sur le chemin de la libéralisation du port d’armes. L’idée que davantage d’armes permettraient de faire reculer la criminalité dans l’un des pays les plus violents au monde va à rebours de l’avis général des experts.
Durant sa campagne électorale, Jair Bolsonaro avait en outre proposé l’abaissement de la majorité pénale de 18 à 17 ans afin de lutter contre la délinquance des jeunes – une éventualité qui avait déjà été envisagée par la chambre des députés en 2015, qui avançait même un rabais à 16 ans.
En tant que candidat, il suggérait enfin l’octroi d’une protection juridique d’État pour les policiers faisant usage de leur arme de service, afin d’éviter les condamnation des forces de l’ordre, qu’il qualifie de « héros nationaux », suite à des bavures. Le nombre de morts imputables à des policiers ne cesse pourtant d’augmenter d’augmenter au Brésil.

 

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Ernesto Araujo

En matière d’environnement, Jair Bolsonaro ne voile pas son climato-scepticisme, pas plus que Donald Trump ni même que son ministre de l’environnement, Ricardo Salles. Le ministre des affaires étrangères Ernesto Araujo a qualifié le réchauffement climatique de « complot gauchiste ».
Si aucune sortie ne s’est concrétisée à ce jour, ses déclarations critiques à l’égard de l’accord de Paris sur le climat de 2015 ne manquent pas d’inquiéter une large part de de la communauté internationale. Il n’a visiblement aucune intention de respecter les engagements pris par Dilma Roussef à l’occasion de la COP 21.
Par ailleurs, peu après son élection, Jair Bolsonaro s’est empressé de faire publier au Journal Officiel un décret confiant la démarcation des territoires amérindiens, représentant aujourd’hui 13 % du territoire brésilien, au ministère de l’Agriculture et non plus de l’Environnement. Il avait auparavant manifesté sa volonté de faire fusionner ces deux ministères, accordant peu de crédit à la protection de l’environnement, mais y a renoncé sous les pressions. Il a cependant remanié le rôle du ministère de l’environnement qui possède désormais un pouvoir très restreint.
La ministre de l’Agriculture, Tereza Cristina Corréa da Costa, une « ruralista », grande propriétaire terrienne proche des lobbies de l’agrobusiness, fait peser une lourde menace non seulement sur les populations autochtones mais également sur l’environnement, ces deux chantiers étant loin de constituer une priorité dans la politique initiée par Jair Bolsonaro. Ce dernier souhaite en effet utiliser la surface occupée par la forêt amazonienne pour cultiver le soja et pratiquer l’élevage, soit à des fins industrielles, commerciales, économiques en définitive. Selon l’ONG Imazon, la déforestation a augmenté de 54 % depuis l’élection de Jair Bolsonaro.

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Tereza Cristina Corréa

Rappelons que l’exploitation des territoires autochtones retirerait à ces derniers leur lieu de vie traditionnel et également que la forêt amazonienne, « poumon de la Terre », renferme environ 100 milliards de tonnes de dioxyde de carbone et contribue de ce fait à la stabilisation du climat. De plus, il s’agit tout simplement du plus grand réservoir de biodiversité au monde. Ainsi, la forêt permet non seulement la vie des indigènes mais en réalité également celle de la planète toute entière et de ses habitants.
L’actualité brésilienne a été récemment marquée par les manifestations de milliers d’autochtones à Brasília, protestant contre la politique du président en matière de respect des droits des populations indigènes et de préservation de l’environnement. Le contexte politique ne leur est pas favorable : 150 militants en faveur de l’environnement ont été tués depuis 2015 au Brésil, dont de nombreux Amérindiens défendant leurs terres.
Le discours de Jair Bolsonaro préconise enfin un assouplissement des procédures de licences environnementales, mais la catastrophe survenue en janvier à Brumadinho ôte à cette idée son crédit. Un barrage minier a cédé, faisant des centaines de victimes et invitant au contraire à renforcer le contrôle sur les infrastructures afin d’éviter un nouveau drame.

Enfin, le discours fermement anti-corruption sur lequel a été élu Jair Bolsonaro semble perdre aujourd’hui de sa légitimité en raison de la révélation de candidats fantômes du parti présidentiel, ce qui aurait permis des détournements de fonds de campagne, ou encore des soupçons de malversations financières concernant l’un de ses fils, le sénateur Flavio Bolsonaro.
Il va sans dire que ces scandales éclaboussent déjà l’image du président nouvellement élu, ce qui joue certainement un rôle dans la chute de sa cote de popularité et surtout de son indice de confiance auprès du peuple brésilien. Après trois mois à la tête du Brésil, 51 % des sondés ont indiqué approuver la manière dont le président gouverne le pays contre 67 % en janvier et l’indice de confiance est quant à lui passé de 62 % à 49 %.

En conclusion, la politique menée depuis début 2019 par Jair Bolsonaro, l’une des 100 personnalités les plus influentes du monde de cette année selon le magazine Time et élu assez largement à la tête du Brésil il y a quelques mois, est controversée à bien des égards. La pertinence de la manière dont il aborde la lutte contre la criminalité est remise en question. Des menaces pèsent également sur le sort des femmes déjà discriminées, du multilatéralisme dont le Brésil s’était fait un fervent promoteur ces dernières décennies, des migrants, des retraités jusqu’alors relativement protégés de la précarité, de la forêt amazonienne si précieuse et des peuples y vivant, des personnes LGBTQI ou encore d’autres minorités. La rupture que marque la présidence Bolsonaro dans l’histoire du Brésil est nette.

Image à la Une:  MIGUEL SCHINCARIOL/AFP/GETTY IMAGES

Une réflexion sur “Les débuts de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil

  1. Pour renforcer votre excellente analyse, puis-je rajouter cette dernière info ; La police de Rio a tué cinq personnes en moyenne par jour Source La Presse Ca du 5 mai 2019 qui précise : Cette période coïncide avec les trois premiers mois du mandat du gouverneur Wilson Witzel, élu en grande partie en raison de son alignement sur la politique sécuritaire du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui a lui aussi pris ses fonctions en janvier.

    Tout était prévisible, du fait que Bolso avait prévenu, en faisant campagne de ses visés, que nous avions pu mettre en évidence, comme je l’ai fait en publiant dans une version PDF inédite en français La Pédagogie des opprimés de Paulo Freire, en rappel dans ce billet d’investiture ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/01/01/jair-bolsonaro-contre-paulo-freire-pret-a-servir-ses-maitres-pour-les-4-ans-qui-viennent/

    Qui prévenait que Bolso et les défenseurs du port d’arme et des grands propriétaires agricoles, ce qu’on appelle le groupe « BBB » (« Balle, Bœuf, Bible »), ils prônent, pour contrer les excès de violence dans l’immense pays sud-américain, un conservatisme hégémonique : autorité forte, ordre moral, défiance vis-à-vis des minorités émergentes, défense des valeurs familiales traditionnelles.

    Balle, Bœuf, Bible, en même temps…
    Jo Busta Lally

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