L’après-confinement et l’utopie environnementale

Bien que la planète semble nous offrir un sursis considérable sur la destruction de son fléau, l’humain, l’avenir environnemental risque de flancher. L’Homme crie que la pandémie prouve l’amélioration de la Terre pendant cette crise. Nous pointons enfin du doigt et reconnaissons notre culpabilité. Un pansement pour ce qui nous berce depuis notre naissance.

Mais qu’en est-il de l’hypocrisie humaine ? Les fameux efforts tant que cela ne touche pas à notre confort ?

L’Homme est amnésique, il oublie facilement et rapidement que nous n’avons besoin que de ce que la nature nous donne généreusement pour survivre. S’il oublie ce fait si évident, il risque d’oublier aussi sec la punition de notre siècle.

Cependant, les convictions de beaucoup d’entre nous, grandissant et subissant le futur n’en seront qu’emplies d’envies de changer le monde, de réduire l’impact carbone, d’apprendre à vivre d’une consommation réduite et de vouloir développer leur autosuffisance qui dégourdira les sols de la terre.

L’environnement se traduit, selon Larousse, comme l’”ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins”. Le contexte actuel démontre que la Terre est la seule étendue où l’être humain peut s’accomplir. L’Homme n’ayant pas trouvé d’autres planètes habitables, c’est donc le seul lieu où il peut survivre. C’est l’illustration même de l’importance de l’environnement. L’enjeu est de taille : trouver la solution au problème de la contradiction entre l’Homme qui surconsomme et l’Homme qui conteste.

Pour les penseurs d’aujourd’hui, tous les hommes, au sens d’humains, ne sont pas dignes, pas dignes d’être sur terre. Leur rôle est plus complexe. Depuis la nuit des temps , il subit une consommation abusive tout en pointant du doigt ce qu’il consomme.

La frontière entre l’Homme et ses déchets n’existe plus. Ceci est un point fondamental de l’étude menée par Gabrielle Betenjac en 2012 intitulé “Crève ordure” ou elle écrit précisément : “nous sommes la seule espèce sur Terre à produire des déchets”. Cette auteure retrace l’histoire de l’Homme et des déchets depuis le début de son existence, avant même que sa conscience ne se soit entièrement développée, ce qui pourrait peut-être nous illustrer le fait que les déchets font partie de l’être humain. Pierre Rabhi pointe du doigt notre incapacité, depuis toujours, à apprécier ce que la nature avait à nous offrir dans son écrit “La Part du Colibri : l’espèce humaine face à son devenir ». Il précise : “Nous pouvons vérifier quotidiennement la fragilité, la vulnérabilité et les nuisances sociales, écologiques et économiques générées par l’ordre que nous avons établi non seulement en l’ignorant, mais plus encore en agissant contre elle”. C’est ainsi qu’est pointée du doigt la misère d’aujourd’hui, notre désespoir inconscient. En effet, il rajoute : “Souffrance multiforme : celle qui concerne le manque qui va jusqu’à des pénuries et des famines, celle qui concerne l’être avec un mal-être que l’abondance non seulement ne parvient pas à guérir mais qu’elle exacerbe souvent”, sans prendre conscience “le bonheur d’être en vie”. Encore une fois, il montre l’absurdité humaine en précisant : “Ce que nous appelons économie repose sur l’avidité et l’insatiabilité humaines avec un « toujours plus » stimulé par la publicité”.

Les Humains ont apporté dans leur bagage, non seulement le message de la surconsommation mais aussi tout le package de la civilisation occidentale de l’époque avec son arrogance, sa volonté de tout avoir toujours plus vite et, comme le dit Pierre Rabhi : “le superflu [… qui] n’a pas de limites”. Néfaste et déstabilisant, beaucoup réfléchissent aux conséquences de l’existence de l’ignorance humaine sur Terre.

La pandémie actuelle prouve ainsi la puissance de la nature et du règne animal par rapport aux humains qui courent juste à leur perte.

L’imaginaire infini humain nous mène à de nombreux films, dessins animés, BDs… Prisés par l’Homme. Mais s’il est du goût de l’Homme de se voir s’auto-détruire ou obligé de vivre en petit effectif enfermé sur un vaisseau créant un oxygène chimique, peut-être cela ne sera pas de même lorsque cela lui arrivera réellement. Nous ne pouvons nier, à travers ces documents, que l’être humain n’est pas averti.

Dans les nombreuses lectures que j’ai lues, je trouve pourtant quelques solutions au problème de l’environnement. Quelques conseils pour se diriger vers un monde meilleur et arrêter de procrastiner le sauvetage de l’environnement.

“Comme à la ZAD de Notre Dame des Landes, défendons d’autres manières d’habiter” blog des invités de Médiapart démontre la capacité de l’Homme de vivre de ce qu’il a autour de lui dans la nature. Il est noté, après avoir précisé le sens éthique du territoire commun des zadistes, que ce territoire est : “Hors norme, multiples, divers, poétiques, adaptés, bidouillés, légers, sobres, précaires, faits de matériaux locaux ou de réemploi, en terre, en bois, en paille ou en récup, ces constructions répondent à leur échelle aux enjeux écologiques et énergétiques”. Mais outre cet extrême, Gabrielle Betenjac dit : “Les bobos donnent leurs restent aux lombrics ou aux poules, capable d’ingurgiter 150 kilogrammes d’ordures organiques par an. Bien plus radicaux, les freegans (déchétariens) se nourrissent gratuitement en faisant les poubelles des restaurants pour dénoncer les excès de la surconsommation”. De quoi donner des idées. De même, Pierre Rabhi, qui est avant tout agriculteur, nous persuade que la nature est notre seule source nécessaire pour vivre : “C’est la nature avant tout qui doit nous inspirer car elle est la seule garante véritable de notre pérennité”. Revenir aux sources est l’essence même de notre survie.

Nous savons, en vue de ces œuvres, réaliser à quel point l’absurdité est Humaine. Il est triste de penser que les philosophes des Lumières distinguaient avec fierté l’Homme de l’animal quand nous observons aujourd’hui notre indignité sur Terre. La nature et le règne animal sont programmés pour survivre pendant que nos caprices ne font que détruire cette nature si généreuse, sous le regard inapte des animaux. Si la conscience n’est que naissante, certaines œuvres tel que “Demain” de Cyril Dion et Mélanie Laurent nous donnent énormément d’espoirs et d’alternatives afin de sauver notre planète. De plus, le contexte que nous connaissons aujourd’hui, le Covid-19, est spécial et démontre que l’activité humaine est ce qui a de plus néfaste sur la Terre. Le sursis que notre planète nous offre va t’il nous aider à réagir ?

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