De la tendresse humaine

« Ils savaient maintenant que s’il est une chose qu’on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c’est la tendresse humaine. » – Albert Camus, « La Peste » (1947) Depuis deux semaines déjà, le monde est devenu fou. Plutôt : le monde a oublié au pied du lit son masque de civisme, essentiel pourtant à dissimuler la fragilité de sa nature. Et l’on assiste médusés à un … Continuer de lire De la tendresse humaine

Indignez-vous

“Le monde d’aujourd’hui est un monde nu, affamé, dilapidé, comparé au monde qui existait avant 1914, et encore plus si on le compare à l’avenir qu’imaginaient les gens de cette époque.” (Georges Orwell) Depuis des années, le monde flambe. Aujourd’hui plus que demain. Grouillant sur la place publique, l’humanité porte sur cette tâche inquiétante, un regard opaque. Heureusement, l’Iphone permet de flouter les arrières plan. … Continuer de lire Indignez-vous

Catherine Hélène Sintès, une mère effacée

Cette nouvelle a gagné le deuxième prix de la nouvelle biographique Françoise Chandernagor en 2017 Les seules dates que l’on connaissait d’elle était hier. Hier ou aujourd’hui. Quelque chose de flou, d’incertain, de discret surtout, à l’image de son existence. Les dates de sa mort qui, au fond, n’était pas tellement sa mort à elle. Seulement celle d’un personnage à qui l’auteur avait emprunté son … Continuer de lire Catherine Hélène Sintès, une mère effacée

La Tempête

Sous le ciel gris de Paris, quartier de la Goutte d’Or, des enfants jouent à la guerre entre les voitures mal garées. L’un imagine une épée grandiose en brandissant une vieille brindille, un autre dresse deux doigts en fusil et le pointe vers le ciel. « Pan ! Pan ! » hurle-t-il en lorgnant du coin de l’œil le pistolet en plastique arboré par son camarade. A des kilomètres … Continuer de lire La Tempête

Camus du mois : L’Etranger

  L’une des œuvres les plus connues d’Albert Camus est sans conteste L’Etranger. L’histoire est celle de Meursault, habitant à Alger en Algérie française. Dès le début, le narrateur et personnage principal nous annonce la mort de sa mère et les péripéties pour se rendre aux obsèques. Ensuite, il nous raconte comment il a rencontré un semblant de relation sentimentale mais aussi sa rencontre avec … Continuer de lire Camus du mois : L’Etranger

L’existentialisme selon Sartre: faut-il mourir pour ses idées ?

À l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Jean-Paul Sartre, le 21 juin 1905, la rédaction de Combat a décidé de produire un débat à partir d’une citation du philosophe. Le débat se fera entre deux parties : Charlotte Meyer défendra une position camusienne sur la question, tandis que Pierre Courtois–Boutet défendra la thèse sartrienne.    “On n’est pas un homme tant qu’on n’a pas … Continuer de lire L’existentialisme selon Sartre: faut-il mourir pour ses idées ?

Le Camus d’Expresso : « Je resterai toute ma vie un Journaliste Jeune »

Animateurs, animatrices, journalistes jeunes, En recevant la distinction dont votre libre association, Jets d’encre a bien voulu m’honorer, ma gratitude était d’autant plus profonde que je mesurais à quel point cette récompense dépassait mes mérites personnels. Tout jeune et, à plus forte raison, tout journaliste jeune, désire être reconnu. Je le désire aussi. Mais il ne m’a pas été possible d’apprendre votre décision sans comparer … Continuer de lire Le Camus d’Expresso : « Je resterai toute ma vie un Journaliste Jeune »

Christophe Manon – « La Littérature est salvatrice. »

« C’est ainsi que tout a commencé. Le jour était venu. Un jour comme un autre, pas plus. L’univers était en expansion et le monde tournait mollement sur son axe sans qu’on s’en aperçoive. » L’incipit du nouveau livre de Christophe Manon suffit à donner le ton. Comme une pièce de Camille Saint-Saëns, le texte passe de la lumière à l’obscurité sans crier gare, tisse des images … Continuer de lire Christophe Manon – « La Littérature est salvatrice. »

1948 – Ni victimes, ni bourreaux

J’ai découvert l’article « Ni Victime, Ni Bourreaux » d’Albert Camus, qui fait partie  des derniers publiés dans le journal Combat et celui ci m’a profondément touchée, par la justesse de ses propos, sa façon d’aborder le meurtre, et plus généralement la violence, à travers un éternel et incroyable humanisme dont Camus fait encore une fois preuve pour faire l’apologie de la non-violence. Ainsi c’est … Continuer de lire 1948 – Ni victimes, ni bourreaux